KaMaïa au FarWest

jeudi 5 avril 2018

En chantier #1

Comme je le disais précédemment, il est bien dans son jus !

Petite série d'instantanés de vues prises sous le même angle en mode avant/pendant :

entree1 entree2

 

cuisine 1 cuisine 2

 

cuisine 3 cuisine 4

Bon ben impossible de reculer maintenant qu'on a commencé à tout casser, hein...

 Ah et la surprise qu'on n'attendait pas, une fois retiré l'affreux vinyl imitation carrelage, de découvrir en-dessous une mosaique de petits carreaux tout à fait vintage et caractéristiques de l'époque.

mosaique

Avec le revival fifties/sixties actuel, je suppose que ça sera furieusement tendance dans quelques années, mais ça me fait berk.
Aussi vintage ou pas vintage, no way, je vais quand même poser un parquet par-dessus !

 

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jeudi 29 mars 2018

Toi toi mon toit . . .

Bon c'est pas que je ne voulais pas en parler mais en fait si, enfin non, je ne voulais effectivement pas en parler.

Superstition quand tu nous tiens, hein !

Mais bon, là ça fait 2 semaines, et c'est réel, donc je ne suis pas en train de m'imaginer tout ça.
Je l'ai vraiment fait, c'est bon, j'ai signé, je ne vais pas me réveiller demain matin pour m'aperçevoir que pfffuit ! j'aurai rêvé et tout cela aura disparu.

acte notarié

Bref, j'ai acheté un appartement. Toute seule, oui.

 

Et depuis 2 semaines, outre la trouille au ventre (et si je me trompais ? et si tout allait de travers ?) et le manque de sommeil dû certes à ce p*ù*ù£µ$%§ de changement d'heure mais aussi à mes cogitations sur le cassage/démontage/remontage de cloisons, déplacement de douches etc., création de couloir et autres échanges d'idées brillantes avec la super architecte qui m'épaule sur ce projet, les choses sérieuses ont commencé :

cuisine

 

Alors non, je ne vais pas de nouveau déménager. Deux déménagements en moins d'un an, ça allait mais un troisième, ma santé mentale n'y survivra pas, je le crains.
Cet appart, c'est pour plus tard, quand je serai (plus) âgée et que je n'aurai plus autant d'enfants sous mon toit.

 

**************************************** Interlude ****************************************

En fait, il y a un an quasi jour pour jour, ex-CM et moi avons vendu l'ex-maison-Sucrée que nous avions achetée ensemble et dans laquelle il avait continué à vivre après notre séparation.

Nous avions réussi à sortir la maison du divorce et à demander au juge de ne statuer que sur la fin de notre mariage et la garde des enfants. La JAF a dit OK, vous solderez votre communauté matrimoniale quand vous aurez vendu cette maison.
Ex-CM ne souhaitait pas particulièrement déménager, quant à moi, je ne souhaitais pas que la maison soit vendue car c'était le foyer d'enfance des enfants (seul CF1 se souvient bien de la maison du Val-de-Marne, qu'on a quittée début 2005, CF2 aussi, un peu, mais finalement leur maison d'enfance, c'est celle-là) alors que déjà on leur faisait le sale coup de nous séparer, si en plus on les déracinait pour aller vivre ailleurs, je trouvais que ça faisait beaucoup.

Donc on s'était mis d'accord sur le fait qu'il continuerait à y vivre et que ce serait moi qui partirais, qu'il continuerait à payer le crédit seul et qu'en contrepartie il ne me verserait pas de loyer pour la moitié de maison m'appartenant et qu'il occupait. Comme ça s'équivalait, ça nous convenait de faire comme ça.

Et puis, il y a 18 mois/2 ans il m'a dit qu'il voulait déménager, se rapprocher de son travail et donc la vendre. Ca ne me dérangeait pas, les enfants étaient plus grands, CF1 était interne et déjà moitié parti, quant à CF2 elle vivait avec moi chez L. J'ai sondé CF3 qui n'était pas enchanté mais qui comprenait, aussi je ne me suis pas opposée aux projets d'Ex-CM.
Donc on a vendu cette maison, sans trop de difficultés et assez correctement (disons qu'on n'a juste pas perdu d'argent mais vu le marasme ambiant du marché de l'immobilier et le fait que des grandes maisons comme ça dans le vignoble nantais, il y en avait à la pelle à vendre c'était déjà bien qu'on l'ait vendue même s'il a fallu faire quelques travaux avant de vendre).

En revanche, le partage post-vente s'est fait carrément à mon détriment.

Pour faire court, ex-CM a exigé qu'on fasse moitié/moitié sur la somme restante après remboursement du prêt bancaire
En principe, c'est ce qu'on fait, quand on est mariés comme nous sans contrat de mariage.
Sauf que cette maison avait été acquise avec un gros apport personnel (d'à peu près 50 % de son prix d'achat) constitué par 2 héritages que j'avais reçus ainsi qu'une donation de ma grand-mère.
Et donc, la loi dispose que chacun récupère les sommes dont il a personellement hérité ou reçues en donation et qu'ENSUITE on partage moitié/moitié.

Sauf que la loi, mon ex n'en avait rien à carrer.
Pour lui, on avait été ensemble 21 ans, depuis le lycée jusqu'à la quarantaine en fait, on avait toujours tout partagé, et donc là on devait partager pareil.

Et donc je me suis fait spolier bien comme il faut.

Alors oui, certes, j'aurais pu voir un notaire pour solder notre communauté matrimoniale et celui-ci aurait appliqué la loi stricto sensu et j'aurais récupéré mes sous.
Sauf que ça aurait signifié une guerre totale et sans merci entre nous, la fin du bon fonctionnement de notre binôme parental alors que nous avions encore des enfants mineurs et besoin de "bien fonctionner ensemble" encore plusieurs années autour de nos enfants.

J'ai réfléchi et finalement je me suis dit que ça ne valait pas le coup.
Même si on ne parle pas de 2000 ou même de 5000 euros. Non non, c'est 40 000 euros qui m'appartiennent et qui se trouvent actuellement sur les comptes de mon ex-mari.
Et puis j'ai relativisé, je me suis dit qu'il n'allait pas claquer cette somme au casino, qu'il investirait sans doute dans une nouvelle maison pour lui et qu'un jour ça reviendrait à nos enfants. Donc j'ai réussi à voir cela comme si je faisais un investissement sur les comptes de mon ex, investissement dont nos enfants hériteraient un jour.

Le problème c'était moi, mon niveau de vie et surtout mon avenir pécuniaire.

Parce que j'ai vécu ce que vivent beaucoup de femmes, de mères dans cette société : au fur et à mesure que les enfants sont nés, c'est ma carrière qui est partie en sucette.
Je suis passée à temps partiel à la naissance de mon 2e enfant, puis je me suis arrêtée quelques années à la naissance du 3e, puis j'ai suivi mon ex au FarWest, torpillant par là-même ma carrière d'iconographe parisienne et de chef de service photo en presse magazine, mon statut de journaliste, ma carte de presse et mon confortable salaire.

Ici j'ai mis 7 ans à retrouver un emploi qui, si je le trouve super intéressant, n'est tout de même rémunéré que la moitié de mon salaire parisien.
Aujourd'hui que je suis maman-solo, ça a des conséquences certaines. Tant sur mon niveau de vie actuel (bien que de ce côté-là ça ne soit pas trop problématique puisque je gère bien mon budget, que j'ai justement déménagé tout récemment pour faire baisser le budget loyer/charges et que finalement, je ne m'en sorte pas si mal) que sur mon avenir financier même si on ne sait pas ce que seront nos retraites on sait bien que ça sera pire qu'aujourd'hui.

Ces décisions (temps partiel, congé parental, changement de région), nous les avions prises ensemble, je les avais prises parce que j'avais une foi inébranlable dans la pérennité de notre mariage.
Si j'avais su que tout cela se terminerait par un divorce, je ne les aurais peut-être pas prises ou bien si, mais j'aurais mieux assuré mes arrières, c'est certain.

Toujours est-il que mon ex, au moment du divorce m'avait convaincu de ne pas demander de prestation compensatoire parce que je récupérerais mes biens au moment de la vente de la maison... et qu'au moment de la vente de la maison, il m'a purement et simplement spoliée. You-pi.

Je suis trop bonne avec un C, je sais.

Donc finalement, je lui ai dit que je le laissais s'arranger avec sa conscience parce qu'au fond, je sais qu'il est quand même très conscient de ce qu'il a fait. Que c'était un moyen de me faire payer ce simple mot que je lui ai dit quand après 18 mois de séparation, alors même que c'était lui qui avait à toute force voulu que je parte, après 18 mois de séparation donc, et qu'il m'a demandé de revenir : Non. J'ai dit non.
Et donc là, je paie ce petit mot. Ca fait un peu cher la lettre, 13 000 euros et des poussières, mais c'est le prix à payer pour ma liberté. Et ça les vaut, en fait.

Je lui ai dit aussi que cet argent devait me servir à deux choses : payer ma part des études des enfants et assurer mon avenir financier maintenant que nous n'étions plus une équipe "jusqu'à ce que la mort nous sépare".

Et que donc, ben, ce serait lui qui paierait les études des enfants (bon en vérité, je ferai quand même ce que je pourrai. Mais dans l'absolu, la part que j'y aurais consacrée étant désormais sur ses comptes, je ne me dédouane pas sur lui du coût des études des enfants : je l'enjoins à l'utiliser pour les études des kids, nuance) et que de mon côté, je m'arrangerai de mon avenir.

**************************************** fin de l'interlude ****************************************

 

Et c'est comme ça que je me suis retrouvée devant un notaire il y a 15 jours à signer seule pour l'achat d'un appartement.

En fait, j'avais bien songé à racheter tout de suite une résidence principale, mais le souci, c'est que j'ai une famille à géométrie variable : certaines semaines, on est 2, certaines autres, on est 5. Si j'avais dû acheter une RP aujourd'hui, il me fallait de quoi loger tout mon petit monde alors même que dans 10 ans, voire même dans 5 ans, plusieurs de mes poussins auront quitté le nid et que la RP que j'aurai achetée sera alors trop grande.
Ce serait bête de devoir vendre à perte dans 5 ou 10 ans.

Du coup, je me suis dit "Et si j'achetais maintenant le logement dont j'aurai besoin plus tard ? En attendant, je pourrais le mettre en location pour qu'il se paie tout seul et le jour où j'aurai besoin, il sera disponible, en grande partie (ou complètement) payé et je n'aurai plus qu'à m'y installer."
De là, j'ai commencé  me renseigner et, en quelques mois, j'ai appris plein de trucs sur les achats immobiliers, l'investissement locatif, la défiscalisation, j'ai dompté un vocabulaire inconnu et des termes barbares tels que déficit foncier, LMNP, cash-flow, loi Allur, rentabilité, SCI à l'IS et j'en passe.
J'ai visité des appartements, chiffré des travaux, fait des tas de calculs mentaux et pas-mentaux.

Et finalement, je suis tombée sur cet appartement, qui était bien dans son jus des années 60 mais super bien situé dans cette "ville à la mer" comme on dit ici, dans un quartier en développement, proche de tout, transports, gare, lieux culturels, supermarché et commerces et situé à 500 m de la plage la plus proche... bref, un endroit où je me voyais tout à fait dans 20 ans si mon autre projet de vie n'a pas vu le jour (j'en reparlerai).

Les travaux, ça n'est pas quelque chose qui me fait peur, j'ai déjà connu alors je sais faire. Je ne les fais pas moi-même, hein, mais je sais chiffrer, coordonner et surtout m'entourer pour les réaliser.
Et pour tout dire, j'ai délibérément cherché un appartement qui soit intégralement à rénover, ainsi j'étais sûre de ne pas avoir de mauvaise surprise quelques années après l'achat. Comme tout était à refaire, je sais exactement ce qui sera fait, comment et par qui. Et qui plus est, avec une garantie décennale qui minimise les ennuis ultérieurs. Le fait qu'il soit intégralement à refaire m'a permis de bien négocier le prix également.

Non, le gros morceau, dont je me faisais une montagne, c'était de convaincre une banque de me prêter beaucoup d'argent alors même que 1/je suis maman-solo avec 4 enfants à charge, 2/ avec un salaire indexé sur la catégorie C de la fonction publique territoriale, 3/ alors que j'ai un passif cancéreux*, 4/ pour autre chose que l'achat d'une RP.

Et finalement c'est passé crème comme diraient mes enfants.

Pas avec ma banque qui, certes, m'avait donné un accord de principe, mais qui a mis tellement de temps à traiter le dossier que j'ai reçu entre temps l'accord d'une autre banque, l'offre de pret par courrier et les 11 jours du délai de réflexion arrivaient à leur terme que je n'avais toujours pas de réponse de la part de la banque dont je suis cliente depuis plus de 15 ans.
Et puis je n'ai pas trop bien pris la reflexion de ma chargée de compte quand je lui ai apporté le dossier de demande de financement et la présentation de plusieurs pages que j'avais rédigée, chiffres et arguments à l'appui, pour défendre ce projet d'investissement immobilier : "vous avez fait ce dossier toute seule ?"
(Non non, je l'ai trouvé tout fait sur internet, j'ai juste fait un copier-coller...) (Dis-moi tout de suite que tu penses que je suis une cruche, ça ira plus vite !)
Je me suis dit que finalement quelqu'un qui pensait et disait ce genre de choses ne méritait pas que je lui fasse confiance, puisqu'elle n'avait visiblement pas confiance en moi.

Donc j'ai signé avec une autre banque concurrente dont la personne qui gère les demandes de prêt immobiliers m'avait, elle, dit qu'elle avait rarement vu un dossier aussi bien argumenté et que le financement serait visiblement une simple formalité puisque "Je le vois bien, c'est rentable, pourquoi je vous refuserais le prêt ?".

Et voilà !
Me voici désormais propriétaire d'un T3 qui se trouve être actuellement en plein chantier pour être intégralement rénové et transformé en T4.

 

 

esquisse

Yapluka !

 

- - - - - - - - - - - - - - -

* Alors au sujet des antécédents cancéreux, il existe un truc très très bien qui s'appelle en langage courant le droit à l'oubli, ou plus précisément la convention AERAS.
AERAS comme dans s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé.

Tout est expliqué mais en clair cette convention permet à une personne présentant ou ayant présenté un risque aggravé de santé d'obtenir à des conditions spécifiques un prêt immobilier qu'elle ne pourrait pas obtenir dans les conditions standards d'assurance.
Et surtout elle intègre VRAIMENT un droit à l'oubli, c'est-à-dire que lorsqu'un cancer a été diagnostiqué depuis au moins 10 ans (5 ans si le cancer a été diagnostiqué avant l'âge de 18 ans) ET que le protocole thérapeutique (en clair la chimio ou la radiothérapie) est terminé et qu'il n'y a pas eu de rechute, vous n'avez pas à le signaler à l'assureur et il ne doit pas vous appliquer de surprime ou d'exclusion de garantie en raison de cette maladie.
En gros, vous avez purement et simplement le droit, sisisi, le droit de mentir par omission et de ne pas parler de votre cancer !

C'est là que j'ai été drôlement contente que mon HNPCC et ma mutation du gêne MLH1 se soient réveillés quand j'avais 31 ans, faisant de moi l'une des plus jeunes patientes du service de cancérologie que j'ai assidûment fréquenté durant l'année 2003/2004.
Parce que comme ça fait bientôt 15 ans, c'est comme si je n'avais jamais eu de cancer (c'est comme ça qu'on se refait une virginité).
J'ai donc eu le plaisir de répondre NON à tous les items du questionnaire de santé, y compris "Etes-vous atteint d'une affection longue durée ?" et autres "Avez-vous ou avez-vous eu une pathologie cancéreuse ?"

(Ceux qui ont un jour eu le sentiment d'être devenus de la viande avariée parce qu'il y avait "cancer" écrit en lettres de feu sur leur front comprendront. Mais les autres aussi, sûrement, si je dis que franchement, ça, c'était carrément jouissif !)

 

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lundi 26 mars 2018

Bricol'girl !

 

 

Ce dimanche, je me suis épatée moi-même

Mon fauteuil favori, dont j'avais déjà parlé ici, acheté quand j'étais enceinte de CF4 quand j'avais tellement mal au dos, celui où je me love avec un bouquin, ma liseuse, mon thé, mon chat sur les genoux, celui où je surfe sur internet aussi, est miraculé depuis l'été 2016 où il avait perdu un pied un soir où nous nous étions installés dehors pour papoter et refaire le monde jusque tard dans la nuit lors de ces merveilleuses vacances entre amis.

Le Chéri de mon amie MamanZèbre l'avait alors réparé avec ingéniosité. La réparation a tenu un an mais a cédé l'été dernier. J'avais donc rafistolé le truc comme je l'ai pu avec de la pâte durcissante (en fait, n'ayant pas d'outils, j'avais fixé le pied directement dans la pâte et laissé durcir) et en fixant le pied avec des équerres. C'était un peu carrément bancal mais ça tenait. Pour autant je savais que mon fauteuil était fragilisé et je faisais la guerre à qui s'asseyait dessus en-dehors de moi-même.

Mais ce week-end, je n'ai pas été assez rapide et je n'ai pas eu le temps de réagir que CF1 avait déjà posé son séant céans.
10 minutes apres, en corrélation avec son 1m92 et son quintal, mon fauteuil ne tenait plus que sur trois pattes.

pied casse

J'étais bien dépitée ! Evidemment on était samedi soir et il n'y avait plus aucun magasin ouvert pour aller chercher ce qu'il fallait pour une réparation.

Et donc hier, j'ai réussi l'exploit de trouver un magasin ouvert (au FarWest un dimanche, il n'y a que les Noz, Foir'fouille et autres Bradeo depôt a être ouverts), d'y dénicher un pied de sommier extensible, ou plus exactement et grammaticalement correct, un pied extensible pour sommier (vu que c'est le pied qui est extensible, et pas le sommier). Une fois de retour à la maison, il m'a suffi de perçer 2 avant-trous avec ma super-perçeuse et de fixer le nouveau pied.

nouveau pied

(la plaque métallique, c'est la réparation n°1 et le trou béant, la réparation n°2)

TADAMM !

fauteuil

Mon fauteuil équipé de sa prothèse.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser bien que le pied soit légèrement déporté, ça ne pose aucun souci de stabilité. J'en ai profité pour laver la housse et une fois remise en place, la prothèse ne se voit absolument pas !

coin zen

Et voilà un fauteuil prêt à repartir pour un tour !
En plus, le nouveau pied étant réglable, le fauteuil est encore plus stable dans sa version "pied remplacé" que dans sa version "pied réparé"

Le tout pour la modique somme de 12,99 € !
Et pas 50 € mini pour ce type de fauteuil sur le bon coin quand j'ai regardé si on le trouvait d'occasion, alors même que je trouvais aberrant de mettre mon fauteuil à la dechetterie juste parce qu'il avait un pied cassé et que le Géant Suédois ne fait pas les choses pour faciliter les réparations. Ni 129 €, prix du fauteuil neuf chez le Géant Suédois.
Voilà qui correspond complètement à ma vision des choses minimalisme & 3R (refuse/reduce/re-use principes chers à Bea Johnson et auxquels je souscris complètement).

En vérité, je ne suis pas peu fière de moi !

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jeudi 1 mars 2018

Jour de neige !

jardin givre Ce matin il y avait un petit eskimo dans le jardin !

En fait, Pitigasson qui avait eu un réveil nocturne est venu me rejoindre vers 2 h et on a fini la nuit en cododo mais je me suis aperçue alors qu'il neigait et que ça tenait.
Ce qui est doublement rare dans notre FarWest où il arrive qu'il fasse froid, mais où, du fait qu'on est très proches de la côte, notre coin est balayé par les vents de l'Atlantique. De fait la neige est rare chez nous, alors que parfois il neige à la GrandeVille qui n'est qu'à 20km. Et c'est encore plus rare que ça tienne.

Et donc, c'est un Pitigasson super excité qui a sauté du lit comme  monté sur ressort à l'idée qu'il allait pouvoir faire un bonhomme de neige et une bataille de boules !


Moi j'ai eu le plaisir de gratter mon pare-brise pour emmener CF2 prendre le ter de 6h56 (qu'elle a loupé quand même la pauvre, mais on n'avait pas compté le temps de grattage dans le timing du matin).  La gare est vraiment tout près mais vu le froid ces jours-ci, je préfère l'emmener. Comme ça, je suis sûre qu'elle est dans le train à l'heure et pas à l'état de glaçon.
Sauf quand on a un imprévu.
Et il faut dire qu'on a un peu cumulé les imprévus cette semaine : ce matin, grattage de pare-brise non planifié (bon en fait, à 2h du matin, quand j'ai eu un micro-réveil et que j'ai vu qu'il neigeait, je me suis posé la question de sortir et de bâcher mon pare-brise mais bizarrement mon courage semblait être resté au fond de mon lit) et mardi dernier ma voiture n'a pas voulu démarrer, la batterie étant décédée subitement en raison des températures négatives. 
Cela m'a valu un jour de congé imprévu et très agréable avec les enfants.

Et donc ce matin, j'ai décidé que ça n'était pas tous les jours qu'on avait la possibilité de marcher un peu dans la neige.
Donc on s'est préparés et au lieu de courir au centre de loisirs comme d'habitude, j'ai délibérément décidé que je prendrais le train d'après et que je serais en retard mais qu'on prendrait le temps d'aller jouer 15 mn dans la neige.

eskimo

Ce qu'on a fait !

Et je crois que vraiment, c'était assurément la meilleure manière de démarrer la journée.
Je crois que ce soir, si ça a tenu dans la journée, on ira marcher sur la plage, dans la neige.

 

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vendredi 9 février 2018

Changement de paradigme #6

Bo Van Spilbeeck Très intéressante interview de Bo Van Spilbeeck (visible ici), cette journaliste transgenre Belge qui fait le buzz depuis quelques jours du fait de l'annonce en direct à la TV de son changement de sexe.
Elle est invitée sur tous les plateaux télé, je n'ai pas pris le temps de regarder toutes ses interviews (c'est pas comme si je ne vivais pas déjà à 100 à l'heure) mais juste celle-ci, de l'émission Quotidien de Yann Barthès.

Honnêtement, elle est crédible en femme, non ?

 

Je trouve le passage où elle parle de son couple TRES intéressant.

Elle évoque sa femme, avec qui elle va rester mariée (30 ans de mariage) notamment en disant que cette dernière est très courageuse et qu'elle aussi à une grosse adapatation à faire d'autant qu'elle sous-entend très clairement qu'elle s'apprête outre une chirurgie de féminisation des traits du visage à faire une opération de réassignation sexuelle ce qui implique de gros changements dans leur sexualité :"Je la remercie de ce qu'elle fait pour moi parce qu'elle perd son mari. Moi je gagne ma féminité, mais je lui enlève ma masculinité. Donc ce n'est pas évident mais on discute beaucoup."

Je me rappelle que j'ai eu exactement la même réaction quand L. m'a annoncé qu'elle était trans, je me rappelle très bien être restée silencieuse pendant un long moment, peut-être 1 minute ou un peu plus. Des milliers de pensées se téléscopaient dans ma tête et partaient dans toutes les directions avec au premier plan "Oh là là et notre fils ???" et également "Il est cinglé, faut que je m'en aille tout de suite avec mes enfants !" mais la toute première phrase qui est sortie, sans préméditation, sans que je ne me rende compte de ce que j'allais dire, c'était :
- Tu vas tuer l'homme que j'aime.

Ce qui était vrai d'une certaine façon.

Et j'avais raison. Les changements physiques sont réels après plus de 9 mois de traitement hormonal, ses traits se sont affinés et féminisés, le maquillage accentue également cette impression. L. a également un bonnet B maintenant et comme elle est tout le temps habillée en femme, elle est spontanément prise pour telle par les gens qui ne la connaissent pas.
L'homme qu'il était n'est plus.
Je la trouve crédible en fait. Malgré cela, L. souhaite se faire opérer pour une FFS (face feminisation surgery ou féminisation des traits du visage) et j'avoue que ça me met super mal à l'aise car c'est quand même une grosse opération qui CHANGE complètement les traits d'une personne.
Il n'y a qu'à voir combien certaines actrices connues se sont trouvées dé-figurées après une rhinoplastie dans le sens où on ne les reconnaissait plus du tout.

L. veut faire refaire son nez (le nez = l'âme du visage !), mais pas seulement. Elle veut aussi faire redessiner et affiner ses machoires et le bas de son visage, mais aussi faire une intervention au niveau de l'espace entre la bouche et le nez pour modifier la forme de sa lèvre supérieure sans faire d'injection. Et pas dans 10 ans : son premier RV est pris pour mars et elle envisage de passer sur le billard avant l'été.

Au vu du "chantier" qu'elle prévoit, je ne vois pas comment on pourra encore la reconnaître, comment je pourrai encore la reconnaître, comment notre fils pourra encore la reconnaître. Et je ne parle même pas de la réaction à venir ses parents qui ne supportent déjà pas la vue de ses oreilles percées et ses ongles venis... Non ce qui me préoccupe, c'est surtout l'adapatation (encore une !) qu'il faudra que CF4 et moi fassions pour nous adapter à un nouveau visage en lieu et place de celui qui a déjà beaucoup changé mais auquel on était habitués.

jennifer-grey

  Cet exemple de Jennifer Grey avant/après est assez flagrant au sujet de la modification totale d'une personne que l'on ne reconnait plus alors que finalement elle n'a touché qu'à son nez et ses pommettes je crois.

Comment CF4 va-t-il gérer s'il ne reconnait plus son papa ?

Comment vais-je gérer de mon côté ? Je me fais moins de souci pour moi-même, je m'adapterai d'une façon ou d'une autre.

 

Bref, ça n'est pas juste L. qui transitionne, c'est tout l'entourage qui est obligé de suivre (ou qui prend comme les parents de L. la décision de refuser en bloc, mais c'est là un autre débat...)

A dire vrai, la transition qui s'est accompagnée d'un réel changement de caractère (L. avait peut-être raison quand elle m'affirmait que la testostérone était son poison) comporte aussi des bons côtés et je dois avouer que je ne regrette pas DU TOUT la vie quotidienne avec et le foutu caractère de l'homme que L. était.
Finalement qu'elle reste comme elle est maintenant, c'est à dire avec une apparence féminine mais qui reste elle, enfin la version féminine de l'homme auquel j'étais habituée, avec le nouveau caractère, ça m'allait tout à fait.

Là, les changements qu'elle envisage risquent d'être très violents tant pour moi que pour CF4 et j'avoue que j'appréhende beaucoup.

 

 

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lundi 5 février 2018

Changement de pardigme #5

800-prenoms L. a donc obtenu son changement de prénom en faisant directement une demande auprès de la mairie de son domicile.
La procédure de changement de prénom a été simplifiée l'année dernière et toute personne peut désormais demander à changer de prénom auprès de l'officier d'état-civil de son domicile via un simple formulaire et un dossier justifiant du pourquoi de la demande.
Cela a pris 3 semaines et aussi simplement qu'une lettre à la poste (enfin pour moi qui ai suivi cela de très loin), iel est passé d'un état-civil masculin à un état civil féminin. A la mairie de cette petite commune rurale du FarWest, L. est la première femme trans à demander un changement de prénom et la personne de la mairie était toute contente car elle venait de "faire la formation sur le changement de prénom".

Donc voilà, c'est fait.
Le changement de sexe, c'est à dire la mention F au lieu de M sur la carte d'identité et partout ailleurs, doit en revanche faire l'objet d'une procédure au tribunal et est moins simple à obtenir surtout quand on a eu des enfants. Mais je ne doute pas que L. bien renseignée et aidée comme elle l'est l'obtiendra.

J'ai tendance à l'appeler encore par son dead-name (comme disent les trans) non pas que je ne veuille pas employer son nouveau prénom, mais il se trouve qu'il a choisi... le prénom d'une de mes grand-mères !
Et du coup, j'ai un peu de mal à projeter le prénom d'une aïeule que j'ai beaucoup aimée sur la femme que devient le père de mon fils.

Je pense que j'y arriverai, mais il me faut encore un peu de temps d'autant que... comment dire... j'ai beaucoup fréquenté son pénis durant quelques années quand même. Cela n'est pas simple pour moi de faire la transition, c'est le cas de le dire ! Pour le moment, ça ne me vient pas du tout naturellement. Mais avec le temps et les changements physiques de plus en plus flagrants, ça viendra, je pense.

L. passe de plus en plus souvent pour une femme, dans les magasins notamment... jusqu'à ce que CF4 l'oute violemment en s'exclamant "Oh Papa, regarde ceci-celà !" ce qui déclenche alors des réactions visibles et assez cocasses de la part des personnes qui l'avaient spontanément prise pour une femme. L. en rit d'ailleurs et ne s'en offusque pas.

 

Pour autant et si je suis heureuse pour elle qu'L. ait trouvé un équilibre et un épanouissement en devenant la femme qu'elle était apparemment au fond d'elle-même, une mention du courrier qu'L. m'a montré la semaine dernière et qui lui confirmait que son état-civil était désormais modifié m'a plongé dans des abîmes de perplexité.

Le courrier mentionnait que le changement d'état-civil d'L. allait être porté en marge de l'acte de naissance de notre fils.

Je ne sais pas du tout si c'est dans son intérêt.
Je ne sais pas du tout quelles conséquences pratiques cela va avoir sur sa vie.
Et par conséquent, je ne sais pas du tout si je suis d'accord pour cela.

Est-ce que cela veut dire que quand CF4 sera grand et qu'on lui demandera de produire un acte de naissance, est-ce qu'il sera indiqué :

- ".... fils de Monsieur S. V. et de Madame Kamaia" ?

- "... fils de Monsieur S. V. devenu Madame L. V. et de Madame Kamaia" ?

- "... fils de Madame L. V. et de Madame Kamaia" ?

Les deux dernières options ne vont-elles pas le stigmatiser d'emblée dans l'avenir ? 
Même si je dois admettre que les actes de transphobie ordinaire qui m'inquiétaient beaucoup ne se sont pas produits et que L. a surtout rencontré de la bienveillance de la plupart des personnes et institutions auxquelles L. a été confrontée depuis le démarrage de sa transition. Tant mieux !
Mais quid de l'avenir ?

Je m'interroge sur le fait que mon fils de 4 ans n'aie pas son mot à dire sur le fait qu'on lui change arbitrairement sa filiation.

Qu'est-ce qui est le mieux pour lui ?

Je sais que je peux m'y opposer puisque l'article 61-7 du Code Civil dispose que : "(...)Par dérogation à l'article 61-4, les modifications de prénoms corrélatives à une décision de modification de sexe ne sont portées en marge des actes de l'état civil des conjoints et enfants qu'avec le consentement des intéressés ou de leurs représentants légaux."

"Les representants légaux", ça veut dire que L. ne peut pas signer toute seule.

Je ne suis pas sûre de vouloir m'y opposer non plus, je voudrais juste faire ce qui est le mieux pour mon enfant puisqu'il est trop jeune pour qu'on lui demande son avis.

Et puis si je refuse, quid du droit à hériter de CF4 ? Il aura beaucoup de mal à prouver qu'il est le fils de L. V. si ça n'est pas dans son acte de naissance.

 

Bref je suis un peu en mode

ma-vie-est-un-sac-de-noeuds là...

****************
EDIT : j'ai eu la réponse !

L'état civil intégral est mentionné, c'est à dire que sur le document, il sera écrit ".... fils de Monsieur S. V. et de Madame Kamaia" et qu'en bas du document figurera la mention marginale : "nouveaux prénoms du père : L. M. A.  "
Donc si on ne lui efface pas sa filiation pour lui en substituer une autre et qu'on ajoute simplement l'existant de la nouvelle situation, ma foi, je ne vois pas pourquoi je m'y opposerais.
Oui certes, le risque de stigmatiser CF4 comme *fils de trans* sera présent mais cela devient un phénomène de société, aussi j'imagine que quand il sera grand, ça ne posera pas plus que ça de problème pour lui.

 

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jeudi 1 février 2018

Being Erica (petit bilan inside)

Il y a un an tout juste, je postais ceci mais sans le publier :

Erica Strange

Je viens de finir la saison 4 de Being Erica. Ca fait tout drôle de laisser partir des personnages de fiction qui auront vraiment apporté un plus dans votre vie.

Tout comme Friends en son temps dont toutes les saisons visionnées à la suite en quelques jours il y a une douzaine d'années ont eu sur moi un indéniable effet antidépresseur, Being Erica aura eu, en quelques mois, un réel impact sur ma vie dans un moment charnière et aura fait de moi une personne plus forte et meilleure. Quitter cette attachante héroïne me rend triste et sereine en même temps.
Tout comme elle, je suis prête à continuer ma route moi aussi.

See you Dr Erica...

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J'avais découvert cette série (bien longtemps après tout le monde) grâce à mon amie Phoebe (Maman Zèbre qui ne blogue presque plus... quel dommage !) et je crois bien qu'elle m'a, tout comme pour l'héroïne, réellement servi de thérapie.
Une fois que j'ai eu fini de regarder toutes les saisons, je me suis sentie sortir de ce marasme dans lequel j'étais engluée, de cette vie quotidienne qui ne me convenait pas et dans laquelle je me raccrochais désespérément, notamment grâce à la pratique de la photographie, aux quelques rares jolis petits instants qui me permettaient de continuer à avancer chaque jour.
Je me relevais d'un burn out, ma vie était très chargée sur le plan organisation logistique (elle l'est toujours mais bizarrement -ou pas- ça me pèse moins car je vis maintenant la vie que je veux vivre et mes projets prennent forme) et c'était assez complètement catastrophique sur le plan conjugal. Je me débattais avec des regrets immenses et des "si j'avais su", mes enfants pâtissaient de cette situation ce qui m'ajoutait encore de la culpabilité.

J'ai puisé du courage pour donner un grand coup de pied au fond de cette piscine d'eau croupie et remonter à la surface, j'ai contacté une avocate, j'ai cherché un sweet-home, j'ai commencé à préparer prudemment mon départ notamment en louant un box de stockage où j'ai entreposé toutes mes affaires précieuses à savoir mes archives adminstratives et... mes albums photo (donc maintenant, je le sais, ma vie dans son essentielle substantifique moëlle, tient dans exactement 6 cartons petit format. Le reste n'est que de l'accessoire).
Je craignais une réaction forte de l'Homme quand je lui annoncerais que je souhaitais le quitter dans la mesure où j'avais droit à une bonne dose de menaces effrayantes que je prenais très au sérieux chaque fois qu'on effleurait le sujet. Finalement il y a bien eu une réaction forte mais moins pire que ce que je craignais, il y a surtout eu beaucoup de chagrin et une incompréhension totale car d'après ses dires, l'Homme ne s'était pas rendu compte (et pourtant ça n'était pas faute de l'exprimer !) de combien j'étais malheureuse et pas épanouie par notre vie commune quelque soit l'amour que je lui portais et que je lui porte toujours.
Depuis l'Homme, devenue Iel (et même Elle , d'ailleurs, car son changement d'état-civil est officiel depuis quelques jours) (à dire vrai, c'est même "L." qu'il faudrait que j'emploie, qui regroupe à la fois sa condition féminine et l'initiale de son nouveau prénom) a beaucoup changé, et son caractère s'est réellement bonifié, permettant à notre relation de retrouver de l'harmonie, surtout maintenant qu'on ne vit plus ensemble et qu'il n'y a plus les tensions du quotidien qui plombent tout. Mais il y a seulement 12 petits mois, je vivais réellement une situation trèèèès compliquée et briser cette coque oppressante a nécessité, oui, beaucoup de courage et énormément d'énergie.

Aujourd'hui, suivant les semaines d'alternance, je vis avec ou sans certains de mes enfants et mes temps de trajets maison/travail sont de 2h ou de 4h par jour, la semaine avec beaucoup de trajet étant celle où j'ai CF4.
CF2 a retrouvé une sérénité de vie et est autonome pour ses trajets vers l'Université.
La maison où nous vivons, toute neuve et récemment investie, est un hâvre de paix et presque plus agréable et douillette que ne l'était la Petite Maison. Elle a de bonnes ondes.
Mes finances sont assainies maintenant que je n'ai plus que mes propres dépenses à assumer et que les dépenses liées à CF4 sont partagées entre Iel et moi.
Les projets que j'avais différé prennent vie : je suis en train d'acheter un appartement dans une ville sur la côte Atlantique, une commune qui bouge et va encore se développer. Je vais le mettre en location durant les prochaines années, histoire qu'il s'auto-finance, ce qui me permettra d'avoir un toit entièrement payé le jour où je serai en retraite et où mes revenus baisseront drastiquement. Si d'ici là, je n'ai pas réalisé cet autre projet qui me tient à coeur, à savoir faire une colocation de vieilles copines célibataires/veuves/divorcées, des mamies du XXIe siècle, dynamiques et connectées qui pourront veiller les unes sur les autres et ainsi retarder l'échéance de la dépendance et de l'entrée en institution.

Bref, aujourd'hui je vais bien !
Et franchement, je crois que je l'ai mérité.

 

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mardi 23 janvier 2018

On s'installe . . . (SweetHome)

home-sweet-homeJe suis la fille qui n'a jamais sur planter un clou droit et encore moins percer un trou droit.

Et dans cette nouvelle maison, ainsi que dans la précédente, j'ai décidé que j'étais une grande fille et que j'allais essayer de me débrouiller toute seule.

Première étape : j'ai acheté une perceuse. Une bonne, qui fait aussi visseuse/dévisseuse (à moins que ça ne soit une visseuse qui fait perceuse). J'ai demandé conseil au vendeur et j'ai pris une perceuse maniable, légère-mais-puissante, sans fil, avec une double batterie qui était sans doute inutile vu que je ne passe pas mes journées à visser/dévisser/percer mais comme c'était le même prix finalement, autant avoir deux chargeurs.

Deuxième étape : j'ai appris à percer des trous, choisir une mèche, faire des avants-trous quand nécessaires, prendre les mesures (après tout, je sais bien prendre les mesures sur les tissus, hein, pas de raison que sur les murs ça soit différent), à percer le béton (c'est difficile), le bois, le placo et j'ai appris à poser des chevilles Molly
A Kernevez, j'ai de la chance, tout est en placo => trop facile !

Bon quand même, Iel est venu installer les crémaillères du dressing qui est dans la chambre de CF4 et ma copine B. et son Viking de mari sont venus me filer un énorme coup de main, entre autres pour l'installation du plan de travail de la cuisine.

Mais ça * :

vestiaire

... ça :

cuisine-4b

... et ça :

cuisine
(oui, je surkiffe les carreaux de ciment en déco)
(En fait ce sont des stickers => achetés ici)

... J'ai fait toute seule !

Et vu le niveau d'où je suis partie question bricolage, je m'auto attribue une double-applause !

Ca a été assez coton de penser l'aménagement de cette cuisine d'ailleurs car quand nous sommes arrivés, elle était "nue", il n'y avait que l'évier et son meuble qui étaient fixés devant la fenêtre, à 60cm du mur.
Devoir aménager la cuisine n'était pas un problème en soi, j'avais fait la même chose dans mon ancien appartement quand je m'y étais installée il y a quelques années. A la limite, je préfère plutôt que quand il y a déjà une cuisine installée mais que celle ci n'est pas du tout fonctionnelle comme notre ex-cuisine dans le Val-de-Marne qui était en chêne massif, avec corniches et portes en chapeau de gendarme, très coûteuse et superbe (même si un peu datée. Stéphane Plaza et Sophie Ferjani nous auraient mis du béton ciré sur le plan de travail et auraient tout repeint en gris ou mastic aujourd'hui...) mais pas pratique du tout ! Au moins, quand tout est à faire, je peux faire à mon goût et comme je cuisine beaucoup, j'aime que ça soit pensé pour mon usage, pratique et fonctionnel.
Bref, revenons à Kernevez où cet espace de 60 cm était trop juste pour y glisser quoi que ce soit d'autant que du sol montait le tuyau d'arrivée du gaz. Vachte pratique : visiblement c'est bien là qu'était prévu l'espace cuisson... sauf qu'on ne pouvait pas y glisser une gazinière ou un meuble de four/plaque de cuisson.
Du coup, j'ai cogité un bon moment et j'ai retourné le problème et la solution dans l'autre sens. Puisqu'on ne pouvait pas cuisiner entre l'évier et le mur, mais que le tuyau de gaz était placé là, il fallait faire un quart de tour.
J'ai fait une croix sur la possibilité de disposer de l'espace au sol entre l'évier et le mur, j'ai récupéré le plan de travail aspect béton ciré que j'avais acheté pour la Petite Maison (je m'étais dit qu'à 39 € au pire ce serait du provisoire mais finalement c'est du provisoire qui va durer) et je l'ai installé à angle droit par-dessus le rebord de l'évier qu'il chevauche de 3 cm. Un vrai bricoleur aurait déplacé l'évier de 10 cm sur la gauche, après tout, c'était faisable mais franchement je n'avais pas envie de me lancer dans ce genre de grandes manoeuvres dans une maison flambant neuve, dont je ne suis que locataire, d'autant qu'il aurait alors manqué une rangée de carreaux de 15 au-dessus de l'évier, qu'il aurait fallu, donc, que je rajoute cette rangée de carrelage (et je n'avais pas envie. Même si maintenant, je sais faire depuis qu'avec l'aide de Marina et de son mari, j'en avais posé à la Petite Maison) et que l'évier n'aurait de toutes façons plus été en alignement avec la fenêtre.
Du coup, je suis restée dans l'esprit minimaliste ici aussi.

En vérité, j'aurais préféré un plan de travail en chêne comme celui que j'avais installé à l'appartement et qui entre les meubles blancs et les accessoires en acier noirs faisait une cuisine très British countryside un peu comme ça.  Mais  je me suis rendu compte que les nouveaux plans de travail du Géant Suédois ont fortement baissé en qualité et que si je rachetais un plan de travail en bois, il risquait de flécher rapidement.
Par ailleurs, après avoir testé à l'appartement, je dois reconnaitre que le bois n'est pas une matière très pratique pour un plan de travail parce que bien évidemment, jamais on (je) ne trouvais le temps de le huiler chaque année pour l'entretenir et au final, il avait fini par se tacher un peu. Concernant le mien, à force d'être déménagé, et donc coupé et recoupé, il ne reste plus que le morceau qui est encore fixé au-dessus du meuble casserolier. J'avais fini par demander à Iel de le poncer et de le vernir, puisqu'il a servi chez lui comme table à langer pour CF4 durant 2ans, puis d'ilôt central dans sa cuisine.
Evidemment, quand j'ai quitté Iel, je suis repartie avec mon casserolier et je l'ai réinstallé, d'abord à la Petite Maison, puis ici :

cuisine-2

Il déparre un peu visuellement avec le plan de travail aspect béton, mais tant pis. Puisque j'avais un plan de travail neuf, tout à fait utilisable, j'ai décidé de ne rien racheter.
Le Viking de mon amie B. a solidement fixé le plan de travail au mur, puis l'a percé pour installer ma plaque de cuisson. Le meuble de four qui se trouve au-dessous est un transfuge de mon ancien appartement, après avoir été stocké quelques années dans le garage chez Iel, il a repris du service (j'ai bien fait de ne pas le konmariser, celui-là ! En même temps durant la période où j'ai vécu avec Iel, j'avais comme l'intuition qu'il pourrait me resservir un jour...).
Et donc, j'ai installé une étagère pour les robots dont je me sers régulièrement et ces nouvelles barres de suspension du Géant Suédois qui complètent la cuisine. Enfin, j'ai juste changé les 3 poignées en plastique moche des portes de l'évier et je les ai remplacées par des poignées en acier noir identiques à celles des meubles de cuisine, au moins il y a un peu plus d'harmonie visuelle.

L'autre côté de la pièce est beaucoup moins bien rangé... mais très fonctionnel !

cuisine-3

C'est le seul endroit où rentraient mes Billy.
Cela s'avère très pratique pour la cuisine mais je me tâte à installer des rideaux histoire de cacher le bazar.

Le seul problème c'est que je ne sais pas où je vais bien pouvoir ranger mes bouquins maintenant...

 

 

 * * * * *

* Pour la petite histoire, la sorcière qui se trouve près de la porte d'entrée et que je vais mieux installer dès que j'aurai une minute m'a été offerte par une amie très chère. C'est une protection, un gri-gri pour notre SweetHome qui me suit maintenant depuis des années.

 

befana

En vérité, quand on la regarde de près, c'est une petite vieille super souriante, je ne suis pas sûre qu'elle soit en mesure de lancer des sorts bien méchants, mais on ne sait jamais, elle pourrait quand même faire peur aux voleurs :)

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mercredi 27 décembre 2017

Comme une éclosion

Aujourd'hui je me suis occupée de finaliser le dossier de renouvellement des cartes famille nombreuse et en préparant les photos d'identité pour les envoyer, j'ai été frappée par celles-ci.

kaou001
(je sais, ça fait un peu portrait anthropométrique...) (en même temps c'est un peu ça en fait)

CF3, bientôt 15 ans.  La photo de gauche date de juin, celle de droite de novembre.

En à peine 5 petits mois, tel un papillon sortant de sa chrysalide, le jeune homme qu'il va devenir a éclôt.
Quand je repense au petit bonhomme haut comme 3 pommes qu'il était hier il n'y a pas si longtemps ça me fait tout drôle.
Sa machoire s'est affirmée, son regard a mûri, on sent une nouvelle attitude, une nouvelle assurance.
Et puis il est beau (oui parfaitement je suis objective. Sisi absolument impartiale !)

 

En bonne mère poule, je suis super émue d'assister à cette transformation, à ce passage de l'enfant vers l'homme, dont il n'est même pas conscient lui-même.

 

 

 

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lundi 25 décembre 2017

Happy Christmas

hygge noelJ'ai passé un Noël sous le signe du Hygge cher aux Danois.

A l'origine, comme tous mes enfants étaient chez leurs pères respectifs, je devais même être seule ce qui ne me posait aucun problème.

La solitude est une amie qui me ressource et que je ne crains pas.
Quant à Noël, cela fait plusieurs années que je le fête en décalage par rapport au calendrier officiel. Pour moi, Noël, c'est tout simplement quand ceux que j'aime sont autour de moi, aussi cela peut être le 27 tout comme le 30 ou le 31.

Bref, j'avais une provision de magazines, de livres, mon fauteuil, mon SweetHome chaleureux, un thé (il faudra que je vous parle de cette adorable boutique de torréfaction qui se trouve dans ma petite ville et dont le Chaï est un pur délice) et mon chat sur les genoux.
Le programme parfait !

Et puis Iel m'a proposé de passer le réveillon avec iel et CF4.
C'était une agréable surprise à laquelle je ne m'attendais pas et qui m'a donné la preuve que j'avais eu bien raison d'être compliante il y a quelques mois et de proposer cet accord de garde qui permettrait, même s'il était plus lourd pour moi en termes de fatigue, d'organisation et de finances, qui permettrait, donc, de garder un couple parental harmonieux.

Et donc, j'ai passé le réveillon dans la maison de mon ex, avec iel et notre petit garçon qui était absolument enchanté d'avoir ses deux parents autour de lui pour attendre le Père Noël.

lutin de noel

 

Le lendemain, la journée s'est écoulée sur un rythme très Hygge, je suis restée en pyjama, j'ai fait une sieste délicieuse dans mon fauteuil favori, j'ai bouquiné aussi et rattrapé mon retard de lecture de Simple Things et ouvert mon cadeau, cette jolie bague dont les 4 triskels symbolisent mes enfants.

#HappinessTherapy

 

 

 

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