KaMaïa au FarWest

jeudi 16 novembre 2017

Ca cartonne

Je suis très très loin de cet espace parce que plein de choses se bousculent un peu dans ma vie.

Certaines que je n'évoque pas ici par souci de confidentialité ou superstition et d'autres qui m'occupent tout autant et me stressent encore plus.

Notamment ça :

cartons

Eh oui on est en plein dedans !


J'ai eu les clés de KerNevez la semaine dernière.
Il a fallu attendre 24h pour avoir l'electricité et 1 semaine pour le chauffage, joies et plaisirs des consuels et autres rendez-vous de mise en service... Heureusement que j'avais prévu un temps de battement entre notre départ de la Petite Maison et l'arrivée à KerNevez, mais maintenant on est au pied du mur et je panique à l'idée de TOUT ce qui reste à faire pour préparer le déménagement bien qu'on ait déjà emmené un certain nombre de cartons et même quelques meubles.

Je reprendrai l'antenne quand on sera installés...

... s'il ne faut pas attendre 1 mois la mise en service de la ligne téléphone/internet !

 

See You....

 

 

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jeudi 9 novembre 2017

Lettre à ma fille

Aujourd'hui ma fille a soufflé ses 18 bougies !

tifenn

Ma princesse qui a  déboulé dans ma vie comme une magnifique surprise et qui a fait de moi une personne nouvelle en bousculant absolument tout sur son passage depuis sa conception même, jusqu'à aujourd'hui en passant par sa naissance et toutes les étapes de son enfance, puis de son adolescence.

Je tenais à lui dire combien je l'aime et combien je me réjouis de voir notre relation se transformer en quelque chose de plus mature et de plus "femme à femme". Je tenais à lui dire quelle belle personne elle est, douce et solide, belle dans tous les sens du terme, obstinée et persévérante, vive, intelligente et créative et combien être sa maman est une merveilleuse aventure.

Comme je l'avais fait pour son frère, j'ai tenu à lui écrire une lettre pour marquer ce jour particulier, une lettre qui soit une pépite d’amour et de lumière dans sa vie future et qu'elle puisse relire au fil des années quand elle en ressentira l'envie ou le besoin.

 

lettre1

lettre2

lettre3

La dernière page reprend l'adaptation par Fabienne Marsaudon du poème de Kipling

 

Si tu peux voir mourir une grande histoire d’amour
Sans refermer ton cœur pour qu’il aime à nouveau
Ou te savoir trahie sans trahir à ton tour
T’en aller pour voler plus haut ;
Si tu peux tout donner sans te perdre pourtant
Si tu peux être douce sans jamais te soumettre
Apprécier, célébrer, admirer ton amant
Sans jamais faire de lui ton maître ;

Si tu peux ignorer les langues de vipères
Les jalouses, les méchantes occupées à médire
Et entendre derrière leurs discours de mégères
Une misère à n’en plus finir ;
Si tu peux être belle sans jamais être fière
Faire de ta vérité, l’essence de ta beauté
Si tu peux préserver un peu de ton mystère
Ne pas tout dire ni tout livrer ;

Si tu sais accueillir et ouvrir ta maison
Sans jamais t’entourer de quelque vaine cour
Aimer à la folie pour trouver la raison
Parler sans n’être que discours ;
Si tu peux être pure sans jamais être sage
Si tu peux être forte sans refermer ton cœur
Si tu sais être tendre , si tu sais être orage
Sans être esclave de tes humeurs ;

Si tu peux affronter le temps sans faire naufrage
Sans te sentir déchue ni même destituée,
Si tu trouves ton chant au plein cœur de chaque âge
Quand les autres s’abîment à le nier
Alors, Reines et Déesses, Vénus et Madones
Te feront révérence et seront ta famille
Et tu te trouveras dans l’amour que tu donnes
Tu seras une femme, ma fille.

– Fabienne Marsaudon

(inspiré par le poème de Rudyard Kipligng)

 

BON ANNIVERSAIRE MA FILLE !

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dimanche 8 octobre 2017

Quand ne pas minimaliser son dressing crée du Hygge

Mes fringues quand on a emménagé

 Quand nous sommes arrivés dans La Petite Maison, j'ai du faire un tri drastique dans mes vêtements tout simplement parce que je n'avais pas beaucoup de place pour les ranger.
A peu près deux tiers de ma précédente armoire qui était bien pleine. Mais comme je ne pouvais caser cette (immense) armoire-dressing nulle part, je l'ai rendue à ex-CM pour la chambre que partagent chez lui CF3 et CF2.

Mes vêtements sont donc rangés dans le placard du RdC qui comporte une petite tringle et des étagères.
J'ai aussi squatté une petite tringle dans le placard intégré de la chambre de CF4 où j'ai aussi rangé le linge dit "de maison" à savoir les housses de couette et autres draps ainsi que les duvets et oreillers en réserve.

J'avais donc déjà bien trié.

Mais dans cette nouvelle future maison, je crois que je vais avoir encore moins de place pour ranger mes vêtements et qu'il va me falloir faire une deuxième tournée de KonMarisation de mes vêtements.

Quand j'ai trié, ça a finalement été assez facile, j'ai mis sans grands états d'âme un certain nombre (ou un nombre certain !) de sacs 50l dans les containers de la Croix Rouge, et aujourd'hui, je ne me souviens même pas dans le détail de ce que j'ai donné. Comme quoi, ces vêtements pouvaient vraiment aller continuer leur vie ailleurs qu'au fond de mon armoire.
Pour ce prochain tri, j'avoue que je vais sans doute pouvoir donner assez facilement mes vêtements qui se trouvent dans la chambre de CF4 car cela veut dire que depuis 6 mois qu'on est là, je ne les ai pas portés du tout.

Il y a toutefois un vêtement, que j'ai failli "konmariser" la dernière fois et pour lequel je me suis ravisée :

20171007_234029

Ma cape Ardelaine, acheté au salon Natura il y a plus de 10 ans.
J'avais totalement craqué tant sur sa couleur rouge vif à une période où bizarrement je ressentais le besoin de porter du rouge que sur sa forme asymétrique, puisqu'elle comporte une seule manche à gauche (donc c'est une veste) et qu'elle n'en a pas à droite (donc c'est une cape).
Alors une cape ou une veste ? (Une vespe... peut-être ? :D)

Je l'ai énormément portée à l'époque où j'habitais la MaisonSucrée au milieu des vignes. Cette maison où je me suis littéralement gelé le cul tant elle était mal isolée et pleine de courants d'air et de ponts thermiques (c'était avant que ex-CM et moi fassions l'investissement de faire changer les fenêtres, juste avant de vendre alors que la dépense n'était pas si énorme que ça au vu du confort gagné) (en clair on aurait du faire cette dépense pour nous et pas pour les nouveaux propriétaires...). Cette cape me permettait d'avoir un peu moins froid et de pouvoir m'éloigner du coin du feu.
Et puis à l'époque, elle correspondait assez bien à mon style vestimentaire, notamment parce que je n'avais pas besoin de "m'habiller" pour aller travailler puisque je travaillais à la maison.

J'ai vraiment hésité à la mettre au container. Je ne l'avais plus porté depuis ma grossesse au printemps 2013 quand il ne faisait pas encore chaud mais que je ne fermais plus mon manteau puisque CF4 poussait les murs (edit : ah si, je l'ai porté une fois depuis : lors d'une balade à Pornic avec Soeurette en avril 2015)

Chaperon Rouge enceinte Mai 2013

Pornic entre chien et loup - Avril 2015

Deux ans sans la porter, sincèrement elle aurait mérité d'être sortie de la maison et d'aller vivre sa vie de vêtement ailleurs. Ce qui m'a retenu n'est même pas le prix (conséquent !) que je l'avais payée, bien que j'y aie pensé aussi. C'était l'attachement sentimental.
Donc une mauvaise raison de la garder objectivement.
Mais quand je l'ai prise sur l'étagère en me demandant "bon, toi, est-ce que je te garde ?", ont défilé devant mes yeux les souvenirs de cette période, toutes les fois où je l'avais enfilée en vitesse pour sortir de la maison et partir en balade avec les enfants qui étaient encore petits, le nombre de fois où elle a servi de couverture pour l'un d'eux, soit pour s'asseoir par terre sans être à même le sol, soit pour réchauffer un petit corps qui avait froid.

Je n'ai pas pu. Tout simplement.

La semaine dernière quand j'ai vraiment réalisé que j'allais devoir re-trier mes vêtements parce que, réellement, j'allais avoir très très peu de place pour eux à KerNevez, je me suis dit que cette cape allait devoir sortir de ma vie.

Et puis hier soir, j'avais froid. Il faisait 18° dans la maison ce qui pour moi est l'équivalent du Pôle Nord.
Mais je me refuse à allumer le chauffage si tôt dans la saison, d'autant que je suis assez fière de mes résultats concernant la consomation énergétique de la maisonnée.

consommation

Pas mal, non ?

En fait, je n'ai pas envie de casser ce bel élan, car non seulement je suis assez fière de voir que mes petits ruisseaux de licorne vont cette année produire une jolie rivière mais mon budget ne s'en porte que mieux.
Alors j'ai envie de différer un peu l'allumage du chauffage.

Sauf qu'hier, j'avais froid.
Alors, j'ai ressorti ma cape, je me suis enveloppée dedans pour lire tranquillement dans mon coin préféré de la maison. Mon espace-zen-rien-qu'à-moi que je vais essayer de recréer à l'identique à KerNevez tant je m'y sens bien.

Mon coin Zen et lecture

Enveloppée dans ma cape, un plaid sur les genoux et les pieds sur le tabouret à traire
qui appartenait à Mam-Goz (ma grand-mère), franchement c'est juste parfait.
Ma cape ne sera donc finalement pas évacuée au prochain tri !

 

En ce moment on nous rebat les oreille avec le Hygge danois.
Mais le Hygge made in Bretagne, c'est bien aussi !

 

 

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vendredi 6 octobre 2017

A travers le temps

Iel m'a envoyé ce photo-montage qu'il a fait

IMG_6565

 

A droite, on reconnait bien mon CF4 avec son doudou chéri, ce cher Gros-Lapin.

A gauche, il s'agit tout simplement de l'arrière-grand-mère de CF4, la photo a été prise il y a un siècle tout juste alors qu'elle avait le même âge que CF4 aujourd'hui.
Et effectivement, quand on le connait, on distingue sur son visage enfantin certains traits du père d'Iel.

Alors pour la petite histoire, vous remarquerez que ces deux enfants sont assis sur le même siège. En effet, le fauteuil, une vraie cathèdre imposante (et très très inconfortable en fait) est toujours là, en revanche.
C'est Iel qui en est propriétaire aujourd'hui, et comme Iel a numérisé récemment cette photo de sa grand-mère, Iel a eu l'idée de ce montage-photo à travers le temps.

 

Quand je regarde ce montage, je peux presque toucher du doigt le temps qui est passé, ce siècle qui s'est écoulé. Peut-être dans 100 ans, quelqu'un fera une photo identique, d'un arrière-petit-enfant que je ne connaitrai pas...

 

 

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lundi 2 octobre 2017

En chantier (mais ça avance bien)

 

Je suis passée à la maison neuve (que les enfants ont d'office baptisée KerNevez en V.O.) la semaine dernière et ce week-end et j'ai été assez surprise de l'avancement du chantier sur les extérieurs, l'intérieur étant désormais terminé.

La grosse butte de terre a été pelletée ailleurs et même aplanie, le terrain était délimité par des bornes. Désormais, c'est une bébé-haie qui le délimite. Je suis un peu désapointée de voir les mini buissons plantés très en retrait des bornes, le paysagiste a visiblement prévu l'extension des buissons quand ils vont grandir. Cela "mange" sur le jardin qui n'est déjà pas très grand...

 

20170929_193357_rec

20170929_193435
Devant.
Je pense que je vais me faire plaisir sur les plantations fleuries dans ce petit carré de terre bien exposé.

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L'arrière.
La butte de terre a disparu, les buissons qui délimitent le jardin sont en place, un arbre a été planté (très mal d'ailleurs. Je l'ai remis en terre avec CF2 et ses copines vendredi soir. Bien droit et surtout plus profondément sans quoi il ne serait sans doute jamais reparti en végétation)...

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Et le terrain aplani est plein de graines de gazon. Yapluka attendre que ça germe !

20170929_193835_tout petit jardin

Le jardin semble vraiment minuscule.
Il parait qu'il fait 80 m² mais franchement j'ai du mal à y croire.

En même temps on ne va pas se plaindre : déjà il y a un jardin, assez grand pour y caser le toboggan de CF4, ma balancelle, les carrés de potager de CF2 et le salon de jardin. Franchement c'est déjà très bien !
(Et puis au moins, je ne me fatiguerai pas trop à tondre quand il faudra l'entretenir)

Finalement ca avance tellement vite qu'il n'est pas utopique de penser avoir les clés à la fin du mois.
Il est temps de commencer les cartons, je pense...

 

 

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jeudi 28 septembre 2017

Ca va (encore) cartonner

sweethome

Futur SweetHome en chantier

Voilà voilà...

Nous allons sans doute quitter la Petite Maison où je nous aurais bien vus rester pour celle-ci, pratiquement la même sur le plan d'ailleurs. Au moins je ne vais pas me casser la tête sur l'aménagement intérieur, à peu de chose près, tous les meubles seront placés au même endroit... merci la magie des plans-type des constructions actuelles. La grande différence est que cette maison-ci est pourvue d'un garage et d'un cellier.

Donc, et ça se voit, elle n'est pas terminée pour l'heure.
Le jardin est un monstrueux chantier et j'ai un peu de mal à m'y projeter (et puis il n'y a pas de mur de pierres sèches, ni de cerisier) (mais j'en planterai un !)

sweethome_2

Donc la grosse butte sur la gauche est censée disparaître, mais elle est quasi aussi haute que le premier étage

Moi qui était si contente qu'on ait vidé tous les cartons si vite !
On ne sera finalement restés que 6 mois et quelques dans cette Petite Maison. Je la regretterai sans doute, surtout son emplacement si central (là on reste dans le bourg avec tout accessible à pied mais on se retrouvera quand même un peu en périphérie) même si on est loin de partir pour quelque chose de pire !

To be continued, donc...

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dimanche 10 septembre 2017

Un logo tout neuf !

Pour ceux qui connaissent cette autre facette de ma vie...

 

nouveau logo

Je suis plutôt contente de moi, je n'ai pas trop perdu la main sur illustrator

 

 

 

 

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vendredi 8 septembre 2017

Changement de paradigme #4

LOGO_3

 Je continue pour ma part à évoluer, moi aussi, en parallèle d'Iel.


Enfin dans le même temps où lui devient elle, pour ma part, c'est ma vision des choses et mon avis sur la question qui évoluent.
Je parlais de mes doutes ici il y a quelques mois et je disais il y a quelques semaines que je n'étais toujours pas certaine qu'Iel n'était pas dans un trip "Je déteste ma vie. Tiens... et si j'envoyais tout péter en changeant de sexe ?"
Je pensais sincèrement qu'iel était dans un genre de fantasme, qu'iel s'était construit.

Je n'arrivais pas à croire qu'on puisse passer plus de 40 ans dans un sexe et un genre, sans se rendre compte qu'en fait, on appartenait à l'autre.

Et puis Iel a commencé son traitement hormonal. Je ne l'ai pas su car Iel me l'a caché. C'était dans les dernières semaines où nous vivions encore sous le même toit. Iel a planqué son Androcur et son Oestrogel et durant les 2 ou 3 semaines où nous cohabitions encore, je n'ai rien vu.

En revanche, quand je l'ai revu fin juillet, après 4 semaines durant lesquelles Iel est parti en vacances avec notre fils, les changements physiques m'ont sauté aux yeux.

Comme je disais, nous avions renoué notre dialogue autour de notre fils. Et puis nous l'avons renoué autour de l'amitié qu'on avait avant d'être un couple.
Et j'ai du admettre que l'énergie qu'Iel dégage et que je ressens quand je le(a) vois est bien une énergie féminine. Alors OK on pourrait m'objecter qu'elle est hormonalement induite. Et c'est vrai, sans doute.
Et que même sur le plan émotionnel, les hormones induisent une sensibilité toute féminine. Peut-être... mais j'ai toujours trouvé qu'Iel avait une sensibilité féminine, je dois bien l'avouer (et un foutu sale caractère mais ça, ce n'est pas forcément masculin, il y a des filles chieuses, râleuses et pénibles voire violentes, ça n'est pas l'apanage du sexe masculin). C'est aussi pour ça qu'on était amis, avant. Que du temps où iel était "il", je le considérais comme "une bonne copine", en fait. Une copine avec des couilles si je puis dire.
J'ai peu d'amis homme, mais j'en ai plusieurs quand même. Ils ne sont pas trans mais ils ont tous cette sensibilité féminine que pour ma part, j'apprécie et qui fait naitre l'amitié.
Et à discuter ensemble, je sais que non seulement Iel est convaincu de ce qu'Iel fait (Au point de prendre le risque d'y perdre ses parents qui, maintenant que la question de la séparation est réglée et qu'ils ne craignent plus de perdre leur unique petit-fils, ne suivent pas du tout Iel dans ce changement de vie. Du tout.), mais je sens aussi qu'Iel est sans doute vraiment trans et que non, contrairement à ce que j'ai longtemps pensé, ce n'est pas un fantasme servant de prétexte à un changement de vie.

Mais quand même, c'est troublant.

Parce qu'aujourd'hui, quand je vois Iel, c'est sa masculinité encore présente qui me choquerait presque.
Pas son côté féminin de plus en plus présent.

 

 

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jeudi 7 septembre 2017

Auto-censure

effiloche

 Je vais éditer certains billets récents qui parlent de ma séparation avec Iel tout simplement parce que, deux mois après l'audience, notre relation s'apaise doucement, que le lien très effiloché entre nous n'est pas totalement brisé et que je ne souhaite pas qu'Iel (ou ses amis) arrivant par hasard sur ce blog les lisent et le tranchent net.

J'ai posé ces mots au moment où j'avais besoin de les poser, les personnes silencieuses ou non qui passent ici les ont lus. C'est bien. Je les range désormais dans un tiroir pour laisser place à la suite... car la vie est une danse, les relations humaines aussi et les circonvolutions qu'elles peuvent prendre ne cesseront jamais de me surprendre !

L'accord que j'ai proposé a en effet mis presque instantanément fin à la guerre violente entre nous deux et a permis de trouver des compromis de part et d'autre. Et surtout, cet accord nous a permis, dès le moment où nous sommes sortis de la salle d'audience, de parler l'un avec l'autre.
Dans l'intérêt de CF4 c'était absolument indispensable.

Et aujourd'hui, le lien entre nous deux, couple parental, se tisse différemment après avoir été déchiré. Il se reprise et se répare doucement parce que comme je l'avais écrit déjà, ce lien intellectuel qui avait fondé notre amitié et notre complicité, puis notre couple, ce lien qui a toujours été là et qui faisait que j'avais l'impression de vivre (le mauvais caractère en moins) avec un autre moi-même, ce lien qui avait presque disparu, noyé sous les tensions permanentes, les disputes, la vie quotidienne, la recomposition familiale impossible dans son espace qu'il ressentait envahi, ce lien est toujours présent. C'est une bonne chose pour CF4 et une bonne chose pour nous.

Je suis sortie plus traumatisée de la préparation de cette audience que de l'audience elle-même, je n'avais pas l'expérience de ces dossiers où les personnes s'accusent des pires choses, où elles battent le rappel de leurs connaissances, famille et amis pour dire le pire sur l'autre. Mon divorce avait été presque une formalité, il n'y avait pas de guerre. Mais ça, je n'y étais pas prête et quand j'ai du y faire face, quand j'ai vu les mensonges dans les attestations, les preuves fabriquées, la nécessité de me défendre, j'ai trouvé ça très violent. Pour autant je sais qu'Iel aussi a trouvé ça violent. D'autant que pour ma part, je n'avais rien inventé, les pièces fournies parlaient d'elles-même. Iel en est donc sorti(e), également, assez traumatisé(e). La proposition d'accord que j'ai faite était pour Iel inespérée et totalement inattendue. Mais l'intérêt de CF4 était réellement le point important que nous avions tous les deux perdu de vue au plus l'audience se rapprochait. Je suis heureuse d'avoir réussi à prendre du recul sur la situation juste à temps et à avoir pu me focaliser sur ce point fixe et primordial : CF4.

La toile de notre relation se retisse aussi en fonction de cela car nous sommes tous les deux encore groggy du match que nous avons mené l'un contre l'autre et assez choqués du mal qu'on a été capables de se faire l'un à l'autre. Mais au moins, le dialogue a repris entre nous et c'est la raison pour laquelle je vais scinder certains articles précédemment publiés, pour laisser les choses s'apaiser et le temps cicatriser tout ça.

 

 

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mardi 22 août 2017

20 ans après. Mais toujours là

Aujourd'hui, ç'aurait été l'anniversaire de ma mère si elle était toujours de ce monde.

Cela fait 20 ans qu'elle n'est plus parmi nous, nous avons tous beaucoup pensé à elle le jour du mariage de Soeurette, mon père l'a évoquée dans son discours, et moi aussi j'ai parlé d'elle quand j'ai pris la parole (oui parce que visiblement comme Maman n'était plus là, j'ai été d'office placée en positionnement de mère de la mariée et donc je suis entrée dans l'église au bras du papa de mon nouveau beau-frère et j'ai aussi dû faire un petit discours au moment du repas) (en fait ça a été un honneur et un plaisir de faire ce petit speech et de dire à ma soeur et à son homme combien je les aimais et combien j'étais heureuse pour eux).

La douleur de la perte n'est plus une souffrance comme il y a encore quelques années mais elle est toujours bien là.
Quand j'évoque son souvenir notamment avec mes enfants qui ne l'ont pas connue (elle a loupé de peu CF1, puisqu'elle est décédée 2 mois avant sa naissance) il n'est pas rare que je me mette à pleurer.
Cette douleur sera toujours là, je pense. Je vis avec. Mon père vit avec. De même que mon frère et ma soeur.
C'est comme ça et quand l'émotion monte, je laisse les larmes arriver, je me dis que c'est simplement l'amour que j'ai toujours pour elle qui se manifeste et que c'est juste et normal de toujours la pleurer 20 ans plus tard.

 

J'ai été heureuse qu'on l'évoque le jour du mariage et surtout, surtout j'ai été très très heureuse qu'elle soit symboliquement présente à travers ceci :

coussin
Photo :  Lucie Nicolas

C'est le coussin des alliances qu'elle avait confectionné pour mon mariage avec CM, en 1995.

Elle avait utilisé une chute de la soie de ma robe de mariée.
Et comme la soie laissait apercevoir le rembourage du coussin en transparence, elle l'avait doublé à l'intérieur avec le tissu que nous avions acheté ensemble au marché St Pierre à Paris et dans lequel elle avait réalisé les robes des fillettes du cortège et notamment la robe de ma soeur qui avait 7 ans à l'époque.

Ce coussin est donc doublement précieux et symbolique pour Soeurette et moi car non seulement c'est Maman qui l'avait confectionné, mais en plus, avec le tissu de nos propres robes.

Quand j'ai proposé à Soeurette de lui prêter pour le mariage, elle a accepté tout de suite avec joie en me disant que justement ça faisait quelques temps qu'elle s'interrogeait pour le support des alliances à l'église et qu'elle ne trouvait pas d'idée ni quelque chose qui lui plaisait.

Je suis donc allée ouvrir la boite où repose ma robe de mariée ainsi que le reste de ma tenue d'il y a 22 ans, j'en ai sorti délicatement le coussin que j'avais soigneusement emballé et je lui ai apporté le jour du mariage civil.
Elle s'est empressée de le montrer à sa belle-mère et aux soeurs de son chéri et quand nous leur avons raconté l'histoire de ce coussin, et combien c'était symbolique à nos yeux, Soeurette a même ajouté "il y a des familles où on se transmet un voile pour les mariages, nous ce sera certainement ce coussin", elles aussi se sont mises à pleurer.

C'est ainsi que notre mère a quand même été présente ce fameux jour.

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Photo :  Lucie Nicolas

 

La connaissant, je ne sais pas si elle aurait apprécié tous ces hommages. Sans doute aurait-elle marqué de l'agacement d'être l'objet d'autant de sensiblerie, mais le fait est qu'elle était aimée et ça, ça reste.

 

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