Ouvrir la boîte de Pandore
Ouvrir le cadeau que Soeurette m'a envoyé pour mon anniversaire et son petit mot parlant de "lecture qui fait écho à notre histoire personnelle".
Admettre en mon for interieur que ça fait plusieurs années que j'ai réussi à éviter de lire ce livre chaque fois que j'en ai eu l'occasion.
Me dire que ce n'est pas un hasard que j'aie commencé à travailler sur ma relation à ma mère récemment avec ma thérapeute qui m'y poussait et venait gratter régulièrement ce sujet et que j'envoyais balader tout aussi régulièrement en lui disant que je n'étais pas prête.
Sourire à l'idée que Soeurette et moi sommes étrangement connectées.
Ouvrir le livre, lire la première phrase et pleurer.
Constater que nous aurions pu écrire nous-même les premières phrases et même tout le premier paragraphe. Oui celui de la découverte du corps de sa mère par l'auteure.
Ne pas réussir à fermer l'oeil de la nuit.
Admettre que 21 ans est un délai raisonnable et acceptable pour rassembler le courage d'ouvrir une telle boîte de Pandore.
Savoir que je le fais pour apporter du mieux dans ma relation à moi-même, celle que j'étais hier tout autant que celle que je suis aujourd'hui et surtout, surtout, pour ma fille (et pour elle, il n'y a rien que je ne ferais pas).