Adieu Canelle
Je suis certaine que tu es au paradis des chiens où tu as retrouvé ta première maitresse.
J'espère vraiment avoir rendu tes dernières années heureuses. Tu vas terriblement me manquer.
A plus loin...
Je suis certaine que tu es au paradis des chiens où tu as retrouvé ta première maitresse.
J'espère vraiment avoir rendu tes dernières années heureuses. Tu vas terriblement me manquer.
A plus loin...
Dans le temps, nous (ex-CM et moi) avions une grande cocotte en fonte Le Creuset ovale dans laquelle je préparais plein de plats mijotés et qu'il a gardée après notre séparation (à dire vrai, j'avais oublié de l'emporter et après c'était trop tard).
Aussi, vu son prix, je m'en suis passée durant des années en regardant régulièrement les offres sur Leboncoin ou autre mais elles étaient chères pour de l'occasion ou bien l'émail était abîmé. Alors cette année, j'ai attendu le Black Friday (qui devient de plus en plus un black month, hein, parce que le black friday c'est aujourd'hui normalement mais toutes les enseignes de sont mises à solder dès la semaine dernière).
Elle n'a pas le joli bleu de mon ancienne cocotte mais son bleu-vert "Océan" me conviendra bien quand même.
J'ai donc passé commande la semaine dernière.
Et hier je reçois un SMS m'indiquant que mon colis avait été livré à 14h15. Et déposé à la porte arrière de ma maison.
Sauf qu'à cette heure-ci, j'étais en télétravail et donc présente à mon domicile, que personne n'a sonné et que ma porte arrière n'est accessible qu'en escaladant le grillage de mon jardin.
J'ai tout de suite appelé le transporteur en disant que ça faisait moins de 30 minutes et que mon colis avait soit été déposé dans la mauvaise maison, soit scanné comme déposé mais "oublié" (volontairement ou pas) et qu'il était certainement encore dans le camion et qu'il était encore temps de checker le contenu du véhicule. La réclamation n'a pas abouti (soi-disant j'aurais dégagé le transporteur de toute responsabilité - intéressant dans la mesure où je n'étais pas le donneur d'ordre) et bizarrement la photo "preuve de livraison" était inaccessible (tu m'étonnes, vu que le colis n'était PAS livré, forcément il n'y avait pas de photo...).
Aussi j'ai contacté le service client de Le Creuset et j'ai eu en ligne une vrai personne très aimable, sur un numéro non surtaxé, qui a bien compris le problème et m'a dit qu'elle faisait tout de suite remonter le problème auprès du transporteur et lançait une recherche.
Ce matin, j'ai reçu un mail de cette dame avec la fameuse photo inaccessible la veille et qui montrait un gros carton au fond de mon jardin, à côté du grillage.
Je suis allée voir et... le colis était bien là !
Fraîchement déposé visiblement puisque intact et absolument pas mouillé => Si vous n'abitez pas en Loire-Atlantique, je vous informe qu'on est sous des averses et bruines intermittentes depuis 3 jours et par conséquent, si le carton avait été là depuis hier 14h15 outre le fait que je l'aurais vu hier, il aurait été détrempé...
Ma précieuse (dans tous les sens du terme) cocotte est finalement arrivée à bon port après quelques préripéties !
A moi les plats mijotés !
**********

Edit : Les aventures de cette cocotte ne sont pas terminées puisqu'au déballage, je me suis aperçue que l'émail sous la poignée était abîmé.
Après envoi de photos au service client, il s'avère que l'émaillage qui saute comme ça est caractéristique d'une chute sur une poignée.
Ce qui n'est pas tellement étonnant dans la mesure où le livreur a tout simplement laissé tomber le carton après l'avoir fait passer par-dessus la clôture de mon jardin. Et il devait se sentir un peu obligé de procéder ainsi dans la mesure où la veille, il avait assuré avoir déposé le colis à la porte arrière, il ne pouvait dont plus sonner pour me livrer la cocotte en mains propres.
Donc voilà, actes de torture et de barbarie sur une pauvre cocotte neuve qui n'avait rien demandé et qui va partir à la casse.
J'ai donc renvoyé la cocotte pour un échange au service client Le Creuset (la dame et moi en sommes arrivées à un tel degré de familiarité qu'on s'appelle presque par nos prénoms).
Une fois la cocotte arrivée, elle m'a rappelée pour me dire que le coloris "Océan" était épuisé mais qu'elle me proposait un bleu Marseille.
Il s'avère qu'il semble que ce soit exactement la teinte de mon ancienne cocotte que j'aimais tant et je me suis donc empressée d'accepter.
Nous avons demandé une livraison en relais-colis (pas folles, on se fera avoir une fois, pas deux !)
Et depuis le colis navigue chez UPS, hier j'ai trouvé un avis de passage à mon domicile (mais comment cela se fait-il dans la mesure où ça devait être livré au tabac-presse de la ville-d'à-coté ? Mystère...)
Aujourd'hui j'ai été avisée par mail que le relais-colis était fermé et mon colis pas déposé, donc.
Je me demande ce que demain apportera comme informations. Une bonne arrivée de mon colis au relais j'espère..
To be continued....
************
Et... Tadamm !!!
Donc là encore, la livraison a connu quelques péripéties, notamment parce que le relais-colis était fermé un jour de semaine, pile dans le créneau où DHL avait décidé de livrer, MAIS on y est finalement arrivés.
Et le résultat est...
Une magnifique cocotte bleue Marseille qui est tout simplement la copie conforme de mon ancienne cocotte !
Cela fait bien longtemps que je couds.
J'ai commencé à l'adolescence, quand ma grand-mère m'avait offert une mini machine, la singer Prélude, qui faisait tout comme une grande.
A la reflexion, non, j'ai commencé enfant puisque pour mes 4 ou 5 ans, j'avais reçu une petite machine à coudre. C'était un jouet, mais parfaitement fonctionnel, avec lequel j'ai ourlé un ou deux mouchoirs, très fière de moi et de faire "comme maman".
Ma mère était en effet une couturière de talent.
Pour ma part, j'ai appris en regardant faire ma mère, puis toute seule et assez souvent je regrette de ne pas avoir acquis des bases plus académiques.
Je me disais régulièrement que j'aimerais rejoindre un cours ou un atelier de couture pour apprendre de façon plus professionnelle.
C'est pourquoi quand j'ai appris que des ateliers de couture étaient organisés dans ma commune, à la maison citoyenne, j'ai fait tout mon possible pour m'y inscrire.
Comme les cours démarraient de zéro j'ai même menti sur mon niveau réel en couture en affirmant la main sur le coeur que j'étais totalement débutante et que je n'avais jamais cousu que deux ou trois ourlets car j'avais peur qu'on me refuse si je disais que je n'étais pas débutante.
J'ai quand même failli me trahir et laisser voir que j'avais un peu d'expérience en couture tout simplement parce que j'étais mieux équipée que ne l'aurait été une vraie novice : ma machine Brother n'est pas une entrée de gamme et mon petit matériel de couture est complet ce qui signe la couturière sinon chevronée, au moins un peu habituée, mais finalement c'est passé crème et les deux animatrices des ateliers n'ont pas repéré mon imposture.
Faut dire que lors du premier cours, un peu nerveuse, j'ai bobiné ma canette à l'envers comme une vraie débutante, ce qui m'a valu de longues minutes de maintenance.
Mais depuis, j'ai racheté des tissus, du simili cuir, du vrai cuir (la bonne excuser pour acheter un pied en teflon, un pied à rouleau et d'autres accessoires indispensables ou addictifs), de la toile enduite, des étiquettes "made with love", des bobines de fil, du nid d'abeille et une collection complète de toile de coton aux motifs variés... j'ai quasiment mis mon compte bancaire en réanimation.
Je couds une fois par mois lors de l'atelier mais aussi chez moi quand j'ai un moment.
La couture me fait du bien et m'a toujorus détendue, aussi je suis très productive !
Ma première pose de passepoil.
Je m'en faisais une montagne mais en vérité, ça n'a rien de très compliqué et ce tote-bag me sert tout le temps.
L'objectif de me détendre, de prendre du temps pour moi et de me faire du bien est parfaitement atteint.
Et effectivement j'ai acquis quelques trucs et astuces de couturière non autodidacte. Demain aura lieu mon troisième atelier. Je suis hyper imatiente !
Le souci, c'est que j'ai des sacs pour les 30 prochaines années maintenant !
Je devrais peut-être prendre un stand au marché de Noël...
[Post anti-daté] Mes vacances d'été s'achèvent.
Pour moi elles auront duré deux mois, puisque j'avais prévu de revenir travailler quelques jours entre mon arrêt post-opératoire et mes congés d'été mais que les complications liées aux douleurs post-opératoires ont eu pour conséquence de tout décaler et d'enchainer directement mes vacances avec mon arrêt-maladie.
Finalement ce fût très agréable d'avoir cette longue coupure. J'en ai profité parce que je sais que ça ne sera pas comme ça tous les ans.
Mon Gazelle n'est pas resté inactif durant l'été, dès que j'ai été un peu remise de mon intervention chirurgicale, j'ai profité des beaux jours de juillet pour rouler et sillonner un peu le pays Guérandais et la Brière en compagnie du Guérandais et de Canelle dans son carosse.
J'ai la chance de vivre dans une région magnifique !
***
Puis en août, j'ai passé beaucoup de temps dans le Morbihan où j'ai rejoint mon père dans la vieille longère familiale dans le pays du Roi Morvan.
Nous avons continué le tri pharaonique mais nécessaire puisque mon papa souhaite vendre le Petit Paradis. Mais avant de vendre il faut commencer par désencombrer la maison !
J'en reparlerai sûrement mais c'est un déchirement pour moi de devoir accepter que ce domaine soit vendu.
Depuis qu'ils sont dans ma famille, cette longère du 18e siècle, sa colline boisée, sa rivière, ses prairies et ses parcelles de forêt font partie de moi. J'y suis allée bien plus souvent que mes frère et soeurs et j'en suis de facto la gardienne depuis des années, relayant mon père qui prend de l'âge.
Je comprends bien qu'il souhaite vendre pour ne pas nous laisser "ce fardeau" mais j'y vois personnellement tout sauf un fardeau. Mais je sais qu'il a raison car je ne serais pas en accord avec ma soeur (fort influencée par son mari, que j'aime beaucoup mais qui n'a aucun lien affectif avec le domaine) sur le devenir de cette maison.
J'ai donc beaucoup trié, rangé, fait des voyages à la recyclerie et à la déchetterir pour alléger le bazar accumulé, la rendre visitable et lui redonner un peu d'allure susceptible de générer un "effet Wahou" chez de potentiels acheteurs.
Des amis très chers nous ont rejoints ce qui m'a permis d'aller faire un tour au Festival Interceltique de Lorient avec eux et de leur faire découvrir le Kouign Aman et la danse bretonne.
La chapelle Sainte-Barbe du Faouët qui me fait furieusement penser à Poudlard
Outre le Kouign Aman et la découverte d'une ferme maraichère/épicerie bio incroyable à 500 mètres du Petit Paradis, le plaisir des papilles a été complet avec le meilleur plateau de langoustines que j'ai mangé. Même mon père dont le manque d'appétit m'inquiétait s'est laissé tenter.
***
Cet été a été également l'occasion de retourner à Locmaria-Berrien, le village de mon enfance dans les Monts d'Arrée et d'y revoir la maison de mes grands parents et de retrouver avec joie mon IF, l'arbre planté par ma grand-mère à l'occasion de ma naissance.
Nous avons régulièrement été photographiés ensemble et je crois même que j'ai une photo sur laquelle j'étais à peu près grande comme lui.
Mais il m'a dépassée depuis longtemps !
A cette occasion, CF2 et moi avons pris le temps de nous arrêter près de l'église où se trouvent deux chênes majestueux et (quadri)centenaires au tronc creux dans lesquels j'ai beaucoup joué quand j'étais petite fille.
Ces deux très vieux chênes, qui encadrent l'enclos paroissial, furent plantés en 1589, année de la mort de Catherine de Médicis. Le plus vieux mesure 12 mètres de haut et 5,8 mètres de circonférence. Son tronc, entièrement creux, hébergeait autrefois une marchande de bonbons
Dans le coeur du chêne, on est dans un autre monde où la magie végétale est palpable.
Enfin je suis retournée en pays Guérandais pour terminer ces longues et merveilleuses vacances.
De nouvelles balades à vélo, notamment en compagnie de mon amie FD, venue avec son Doux depuis le Dauphiné. Nous avons de nouveau pris les vélos pour parcourir la presqu'île ensemble jusqu'au "bout de la terre". Il y eût notamment un mémorable retour de 6 km de nuit depuis Guérande alors que mon Gazelle était tombé en rade de batterie...
Ce fût encore l'occasion de déguster des galettes de blé noir à Guérande, des moules à Piriac
L'occasion également que FD m'apprenne la saponification à froid.
Cela faisait tellement longtemps que je voulais apprendre à faire des savons et que j'admirais son talent pour cet art !
Manipuler la soude me faisait une peur bleue et je ne me serais jamais lancée là-dedans toute seule, mais avec elle pour me montrer et veiller sur mes premiers pas, je me suis lancée. Elle m'a conçu une recette de savon coco/avocat adaptée à mon type de peau et vous savez quoi ?
Ben c'était facile en fait !
Et Voilà... c'est fini (mon moral va bien quand même !)
Demain je reprendrai le chemin du bureau, avec le gros challenge de cette exposition compliquée qui sera inaugurée mi octobre et pour laquelle j'ai parcouru les steppes de Mongolie et ai voyagé dans le temps pour rejoindre les hordes du grand Gengis Khan.
Mais en attendant, je vais kiffer ma dernière journée de congés, commencée par ce merveilleux dernier petit déjeuner des vacances
Allez... time to return to real life !
[Post anti-daté] Le 25 juin dernier, je postais ça sur ma page Facebook
Le choix de la mutilation, le choix de la Vie
[Post Anti-daté] Bonjour, je m'appelle KaMaïa et j'achète des vélos de façon compulsive. ![]()
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"J'aime de plus en plus Guérande", me suis-je surprise à dire à une amie il y a quelques jours.
Moi qui suis une pure Paydrette, comme on appelle ici les habitants du Pays de Retz, je constate que je suis de plus en plus tournée vers l'autre rive de la Loire.
En effet, si vous ne connaissez pas mon coin du FarWest vous ne pouvez pas savoir que la Loire qui coupe littéralement le département en deux parties est également une réelle frontière psychologique.
Ici, il y a les "Nord-Loire" et les "Sud-Loire".
Ils ne se font plus la guerre depuis longtemps mais si vous discutez un peu avec un Mariligérien (c'est-à-dire un habitant de Loire-Atlantique) la question viendra sur le tapis à un moment ou à un autre de savoir de quel côté de l'eau vous vivez. Si vous êtes sud-Loire, vous direz qu'en nord-Loire, il fait moins beau (ce qui est vrai) et si vous êtes nord-Loire, vous direz que les sud-Loire sont presque déjà vendéens (suprême insulte), la preuve en est que la couverture de leurs maisons est en tuiles et non en ardoise comme toute maison bretonne qui se respecte.
Pour ma part, je suis une pure Sud-Loire, je l'ai toujours été depuis 17 ans que je vis ici, et depuis 10 ans que je suis Paydrette j'ai adopté totalement les us et coutumes de mon terroir d'adoption.
J'ai bien amorcé une ouverture vers le nord-Loire il y a quelques années quand j'ai acheté mon appartement, puisque celui-ci est de fait en nord-Loire. Mais en réalité, il est situé au bout (tout au bout) du fleuve et au bord de l'Océan et cette frontière fluviale, géographique, architecturale et même psychologique s'y efface, de mon point de vue.
Quand je l'ai acheté, puis rénové, c'était dans l'intention d'y vivre un jour si je n'avais pas réalisé autre chose.
Cet autre chose pouvant prendre une forme qui n'était pas encore définie...
A dire vrai, même si en attendant, j'ai un appartement au bord de l'Atlantique qui soit sera un toit en cas de besoin, soit continuera d'être loué, se paie donc tout seul et m'apportera un revenu plus tard, j'ai bien l'intention d'acheter Kernevez, la maison où je vis depuis 5 ans dès que cela sera possible et qu'elle sera accessible à l'achat.
Oui mais voilà, j'ai rencontré un Cul Salé*...
un Guérandais pur beurre bien ancré dans sa presqu'île. En nord-Loire.
Quelqu'un dont les idées rejoignent profondément les miennes, qui a la même vision de la vie, du futur qu'il souhaite construire, qui est neurodroitier comme moi avec tout ce que ça implique de fonctionnement neuro et mental particulier, qui est au clair avec son passé, sans dépendance affective, qui est en train de créer à partir de zéro un petit paradis de potager en permaculture et forêt-jardin comestible. Quelqu'un qui me trouve non seulement à son goût, mais qui m'aurait même préférée plus gironde (j'aurait fait la sleeve de toutes façons, je ne l'ai pas fait pour maigrir) mais j'aime l'idée que je lui aurais plu de toutes façons.
Cela ne change rien à mes projets, je tiens par-dessus tout à mon indépendance et à mon autonomie.
Mais j'aime de plus en plus Guérande...
... ce jardin (il a une histoire intéressante, que je raconterai peut-être...) et son jardinier.
* Cul Salé : expression désignant les personnes habitant ou originaires de la région de Guérande.
Je suis toujours autant en pointillés ici, mais il faut dire que ma vie non virtuelle m'occupe plus qu'à temps plein. Entre les CFs qui continuent leur chemin et toutes les aventures diverses et variées qui nous arrivent, je suis un peu plus souvent sur Fb ou Insta qu'ici-même en fait.
Ca fait deux ans que je n'ai pas fait mon traditionnel bilan d'anniversaire. En 2021 par manque de temps et en 2022 parce que je sortais tout juste de l'hôpital après une lourde chirurgie et que, bah... j'attendais de voir ce que ça allait donner.
Comme j'en avais déjà parlé ici ou là, j'ai eu la joie de voir ma thyroïde se détraquer il y a une douzaine d'années ce qui a entrainé une fatigue difficile à décrire tant elle est plombante (l'impression d'être fatiguée jusqu'à l'os) ainsi qu'une importante prise de poids (35 kg en 10 ans quand même, ajoutés aux 20 kg que j'avais pris à cause de la chimio) (c'est comme ça qu'on double son poids mine de rien... et qu'on pénètre dans la dangereuse contrée de l'obésité morbide).
Sans oublier les autres dérèglements liés au fait que ma thyroïde, tour de contrôle de l'organisme, avait décidé de se mettre en grève : glycémie de pire en pire tous les 6 mois (spectre du diabète de type 2), couplée à une résistance à l'insuline (et comment on va me soigner ?) et un cholestérol pas top non plus.
Cela m'a valu de faire deux séjours d'un mois en centre de prise en charge de l'obésité à un an d'intervalle, séjours qui ont bien montré que maigrir était possible.
Mais pas simple.
Puisqu'à chaque poussée d'hypothyroïdie, je reprenais les kilos péniblement perdus.
Ces deux hospitalisations ont quand même eu un effet thérapeutique : me faire mieux comprendre mon état de santé et surtout ce que ça signifiait d'être en hypométabolisme.
Lors du deuxième séjour, j'ai compris ce que me disait mon endocrinologue depuis 3 ans quand elle me disait que j'entrais dans les indications pour une chirurgie bariatrique. A savoir que j'étais en hypométabolisme (merci ma thyroïde) avec un estomac taillé pour un métabolisme normal donc OK mon estomac n'était pas malade mais le seul moyen de m'adapter à cet hypofonctionnement, c'était de l'opérer pour le réduire à une taille adaptée à cet hypométabolisme.
Donc en passer par une sleeve gastrectomie. Cette chirurgie de l'obésité qui consiste à retirer les 2/3 de l'estomac pour réduire les apports alimentaires.
Chaque fois qu'elle avait abordé la question, j'avais balayé sa suggestion en lui disant :"Je n'ai déjà plus de côlon, j'ai déjà été suffisamment mutilée sur le plan gastrique. Je ne vais pas aller opérer un organe qui n'est pas malade et qui fonctionne parfaitement bien alors que la source du problème est ailleurs. Guérissez-moi plutôt ma thyroide."
Sauf que non, la thyroïdite auto-immune, ça ne guérit pas.
Et que ça entraine des complications de santé sur plusieurs sphères : gastro, pondérale, énergie, tonus, moral, pneumo, cardio, articulaire et osseux et même respiratoire.
Pour moi, la sleeve, c'était le diable.
Il m'a fallu trois ans et deux hospitalisations d'un mois pour comprendre que mon hypométabolisme impliquait la nécessité d'avoir un hypo-estomac pour espérer sortir de cette spirale de dysfonctionnements.
Par chance, j'ai eu cette prise de conscience durant mon deuxième séjour au centre d'obésité. Ca tombait bien, il était plein de médecins spécialistes de la question.
J'ai donc pu aller voir celui avec lequel je me sentais le plus en confiance pour lui poser la conclusion à laquelle j'étais arrivée : OK il me fallait un bébé-estomac pour aller avec mon métabolisme d'escargot, mais est-ce qu'une sleeve marcherait dans mon cas ? Alors que j'avais déjà eu une colectomie ?
Et non seulement il m'a répondu oui mais il a dit LE TRUC qui m'a décidée instantanément à entrer dans le parcours bariatrique.
Il a dit que m'enlever 2/3 de l'estomac était particulièrement indiqué quand on avait comme moi des risques augmentés de cancer de l'estomac puisqu'on retirait autant de muqueuse sur laquelle un cancer pourrait se développer.
Donc je suis entrée dans le parcours bariatrique en me disant que je n'irais peut-être pas au bout mais qu'au moins j'allais mieux comprendre de quoi il retournait et surtout si c'était réellement indiqué dans mon cas.
J'ai donc vu tout un tas de médecins et spécialistes durant 9 mois (eh oui une renaissance, ça dure le temps d'une grossesse finalement).
D'abord une chirurgienne à laquelle ce médecin m'avait adressée, qui m'a elle-même envoyée consulter d'autres spécialistes :
- endocrino (ça tombait bien j'étais déjà suivie),
- cardiologue,
- gastro-entérologue (ça tombait bien, j'avais déjà un suivi et des examens prévus en décembre qui étaient les mêmes dans le suivi du syndrome de Lynch que le parcours pré-opératoire),
- dentiste
- psychiatre (alors c'est là que j'ai pu constater combien le parcours de transision de L a été bâclé. Moi j'ai vu une PSYCHIATRE tous les 15 jours PENDANT 9 MOIS pour savoir si je pourrais supporter le choc et le changement de vie qu'impliquerait de me faire réduire la taille de mon estomac. Alors que Iel a vu un PSYCHOLOGUE transgenre lui-même, UNE SEULE FOIS pour savoir s'il pouvait se faire couper la b*te) (ce n'est pas le sujet mais c'est édifiant)...
- Et enfin j'ai aussi vu une pneumologue pour un test d'apnée du sommeil. Et c'est le résultat de ce test qui a emporté ma décision de me faire opérer car j'étais apnéique sévère. 32 apnées par heure ! J'ai été appareillée immédiatement après ce test.
Comme je m'étais beaucoup renseignée, je savais qu'il y a des échecs de sleeve, ça veut dire que certaines personnes re-grossissent après.
Je n'ai pas de moyen de savoir si j'en ferai partie. Mais je n'ai a priori pas le profil. En général ce sont des personnes qui avaient des TCA (troubles du comportement alimentaire) ce qui n'est pas mon cas.
Il y a aussi un effet secondaire grave avec cette opération, c'est l'apparition d'un reflux gastrique qui oblige à réopérer pour transformer la sleeve en by-pass.
Le problème c'était que j'ai une contre-indication absolue au by-pass du fait que je n'ai plus de côlon.
J'ai donc demandé à la chirurgienne de trouver une solution pour que je ne fasse pas de reflux et que je ne sois jamais dans la nécessité de faire une reprise de sleeve puisque dans mon cas ça ne serait pas possible.
Elle m'a donc proposé de coupler la sleeve avec une valve de Nissen, c'est à dire d'utiliser un morceau de l'estomac qu'elle allait retirer pour faire un anneau autour de l'oesophage ce qui empêcherait tout reflux.
J'ai été opérée le 9 mai dernier.
Les suites opératoires ont été correctes et pas trop douloureuses en revanche j'ai fait énormément de malaises en raison de la valve de Nissen qui ne laissait pas passer grand chose. Avaler un simple comprimé (et j'en avais un paquet à prendre!) pouvait me déclencher un malaise qui me laissait agonisante sur mon canapé pendant deux heures à attendre que ça veuille bien passer.
Mais finalement ça a été mieux après environ un mois.
Ca tombait bien, il fallait que je reprenne le travail.
Cela fera 6 mois dans quelques jours et le bilan est plutôt très positif.
J'ai perdu 25 kilos et je suis passée d'une taille 50 à une taille 44 (et je flotte dedans) et j'ai dû percer deux trous supplémentaire au bout de ma ceinture (edit à un an post-op : 30 kilos perdus, taille 42 et cinq trous de ceinture supplémentaires).
J'ai récupéré en mobilité
Je peux monter les 3,5 étages qui mènent à mon bureau sans être essouflée et avoir l'impression que je vais décéder une fois arrivée en haut.
Mes analyses sanguines sont parfaites, notamment ma glycémie à jeun (le spectre du diabète s'est éloigné !)
J'ai moins mal au dos
Je ne fais plus qu'une apnée du sommeil par heure
Dans les inconvénients je mentionnerais la fatigue. Je ne sais pas si cette fatigue est liée à mon hypothyroïdie ou si c'est le fait d'être clairement pas assez nourrie car bien sûr absorber 2 à 3 fois moins de calories qu'avant, ça fatigue le corps.
Je perds pas mal mes cheveux. J'ai donc commencé une cure de biotine et collagène en espérant que ça fonctionnera. Au pire j'ai une sacrée épaisseur, aussi même si ça diminue un peu, je ne me retrouverai pas chauve.
Je mentionnerais aussi le relâchement cutané bien que pour ma part j'ai été assez épargnée.
Finalement je mange ce que je veux, mais en toutes petites quantités ce qui me convient parfaitement.
Zéro frustrations puisque je mange ce que je veux. Je ne suis pas frustrée non plus par les petites quantités.
Je n'ai plus jamais faim, ce qui fait que j'ai tendance à ne pas assez manger (j'oublie régulièrement les collations), et comme je n'avais pas de troubles alimentaires de type boulimie ou compulsions, mon alimentation est devenue un non-sujet.
Quant à l'image corporelle ?
Et bien honnêtement je ne m'étais pas vue grossir. Comme ces prises de poids s'étaient faites sans que j'y contribue, je n'avais jamais intégré que j'étais devenue obèse. Parfois j'en prenais fugacement conscience en me croisant dans une vitrine et je pensais confusément "Oh putain, c'est moi ? Qu'est-ce que je suis grosse!" mais ça passait aussi vite que c'était arrivé.
Par conséquent je réintègre juste mon image corporelle et je redeviens juste la femme que j'ai toujours été dans ma tête.
Bref, moi qui disais "hors de question, jamais !", je suis bien obligée de reconnaître que j'avais tort et que cette opération est assurément celle qu'il me fallait pour enrayer la dégradation inéluctable de ma santé. Le bénéfice collatéral étant le petit plus esthétique.

(Post anti-daté) Je n'avais pas reparlé de CF2 depuis ce billet où j'évoquais le début de son cursus d'études en bijouterie mais en juin 2021 elle a réussi haut la main son diplôme de bijoutière, avec notamment un 20/20 à l'épreuve du dossier + bijou réalisé.
Un pendentif sur la thématique animale où elle avait stylisé un quetzal.
Elle l'a réalisé en argent, en faisant une fonte à la cire perdue. Pour ce faire, elle a squatté l'atelier -et le poste de fonte- du papa d'une de ses camarades de promo qui se trouve être protésiste dentaire.
Entre nous, je pense que même le poste de fonte, qui n'avait jamais sorti que des trucs en forme de molaire, était épaté devant cette merveille.
Ensuite elle nous a annoncé qu'elle voulait continuer dans cette école et se spécialiser en sertissage.
Personnellement, j'étais un peu dubitative sur le fait qu'il faille repasser un diplôme pour apprendre à fixer des pierres sur les bijoux mais elle était très motivée aussi nous avons accepté, bien qu'un peu fatalistes devant le coût d'une année supplémentaire... (5000 € l'année + le logement + le budget alimentaire et transport... en clair ça coûtait une couille gauche).
Cette troisième année s'est bien déroulée. CF2 s'est investie avec beaucoup de sérieux dans ses études qui ont été couronnées de succès.
Cela n'a pas été simple de trouver des stages durant ces trois années. Par chance il y a un artisan-bijoutier dans ma commune qui avait accepté de la prendre en stage en première année et qui l'a reprise en partie en deuxième année. Ensuite elle a travaillé comme stagiaire puis comme employée dans une bijouterie de Nantes.
Enfin elle a réussi à trouver deux ateliers, un à Nantes et un autre à Rennes, où on l'a prise en stage de sertisseuse.
Cette dernière année a également été une année de challenge pour elle car elle a décidé de mener de front à la fois la réalisation de son bijou de sertisseuse mais également le concours du MAF (Meilleur Apprenti de France).
Et pour son bijou, elle avait déjà mis la barre très haute puisqu'elle a réalisé un collier en argent composé de pas moins de 21 pièces entièrement faites à la main (à la différence de certains candidats qui ont fait faire des fontes et n'ont eu qu'à terminer le bijou) et serties de pierres.
Ses enseignants lui ont déconseillé de réaliser une pièce d'une telle ampleur tout simplement parce que c'était trop ambitieux de vouloir faire ce collier et en plus de faire le concours.
Mais elle s'est entêtée, elle voulait faire les deux, elle pensait qu'elle y arriverait.
Parfois elle a douté, surtout au plus fort des dead lines, elle a failli abandonner, et puis elle s'est accrochée avec ténacité comme elle le fait toujours depuis qu'elle est toute petite.
Trois semaines après, elle rendait son MAF, une épreuve imposée avec un cahier des charges précis. Une harpe miniature ornementée de 88 pierres, serties de 11 manières différentes.
Des dizaines d'heures de travail.
(Oui, c'est la mini-chose dans la boîte)
Les résultats sont tombés tout à l'heure : CF2 EST MEDAILLEE D'OR !!!!
Je suis tellement heureuse pour elle et si fière qu'elle ait su se donner les moyens de réaliser son rêve !
Et last but not least, le directeur de l'atelier de haute joaillerie où elle a fait son dernier stage vient de lui annoncer qu'elle avait juste le temps de retourner passer ses épreuves finales de diplôme avant de revenir comme sertisseuse salariée en CDI dans cet atelier où elle rêvait de travailler !
- Médaillée d'or, je serais bien bête de te laisser partir, lui a-t-il dit.
(Et en plus elle reste au FarWest, à 1h30 de route ou de train au lieu de devoir s'expatrier à Reims chez Cartier, à Paris chez Van Cleef ou encore à Lyon ou La Rochelle)
Depuis que j'ai un jardin, j'avais toujours rêvé de mettre en place une spirale aromatique. Je l'imaginais construite en pierres sèches, et d'environ 80 cm de hauteur.
L'année dernière, CF1 m'a demandé ce que je voulais pour mon anniversaire et je lui ai répondu "Construis moi une spirale aromatique s'il te plait."
Il ne savait pas ce que c'était aussi je lui ai expliqué. On a convenu, après avoir envisagé de la faire en briques puis renoncé parce que c'était moins joli, qu'il faudrait trouver des pierres.
Quelques semaines plus tard, sur le groupe FB de ma commune, une personne a posté en disant qu'elle donnait les pierres d'un vieux muret qui se trouvait dans son jardin, il fallait juste venir le démonter soi-même. C'est ainsi que CF1 a fait quelques allers-retours chez eux pour ramener un gros tas de pierres.
Mon cadeau d'anniversaire en kit !
Ensuite il a fallu trier les pierres en espérant qu'il y en aurait assez
Puis CF1 a commencé à décaisser un cercle de 2m de diamètre, avec un mérite certain car on était en plein mois de juillet et il a fait ça en plein cagnard.
Ses frères et soeurs sont venus lui filer un coup de main
Nous avons monté les pierres, démonté les pierres, remonté les pierres pour que la spirale soit équilibrée et les pierres correctement placées (mais comme disait ma grand-mère, "faire et défaire, c'est toujours travailler"). Tout cela nous a menés jusqu'à l'automne.
Fallait pas être pressés mais tout vient à point à qui sait attendre.
Et finalement on a obtenu une spirale terminée qui tenait bien debout et qui n'attendait plus que d'être remplie de terre et de plantes. Ca tombait bien, on était à la Sainte-Catherine, période idéale pour les plantations.
Et voilà ! Un immense merci à mes enfants qui ont réalisé mon souhaits sans épargner leurs efforts !
En février, la spirale avait belle allure avec la bruyère en fleur et la promesse que les plantes grandiraient. J'ai déplacé le romarin officinal pour le remettre en bas afin qu'il puisse pousser et devenir un buisson et je l'ai remplacé par une hélychrise.
Enfin, il y a quelques jours, la spirale était devenue la jungle d'aromatiques que j'espérais. Ce qui m'a même contrainte à l'acquisition d'un séchoir à plantes afin de récolter et faire sécher mes aromatiques.
J'aurai bientôt une provision de tisane de mélisse et de menthe ainsi qu'un stock de sauge officinale et d'estragon, en attendant de récolter thym et romarin.
Parallèllement j'ai retravaillé ce carré de terre et j'en ai fait un pare-terre fleuri avec des plantes couvre-sol. J'ai ajouté une oya car la spirale est orientée plein sud et du paillage pour conserver l'humidité et empêcher le trèfle d'envahir l'espace.
Désormais c'est sur ce spectacle que je me réveille le matin.

Comme j'
cette vue depuis ma chambre avec en fonds sonore le bourdonnement des insectes qui butinent dans le céanothe et la lavande !